Il y a cinq ans, Fantaisie
Militaire révélait un Alain Bashung dévasté de l'intérieur par une rupture
sentimentale apparemment insurmontable. Le temps a passé, il a surmonté et su
remonter “à la surface des regrets”. L'Imprudence, qui marque son
retour et son avènement, s'impose comme l'œuvre au noir d'un état amoureux
absolu, définitif. Probablement le dernier : “Je me tue à te dire/Qu'on
ne va pas mourir”. Bashung vient de rencontrer l'amour. Au point de
s'unir, cela va sans dire, pour le meilleur.
C'est avec l'élue de son cœur, Chloé Mons, que l'auteur poignant de Mes Bras avec Jean Fauque a enregistré en juin dernier pour ladite célébration religieuse le Cantique Des Cantiques dans une église d'Audinghen (Pas-De-Calais). Revu et corrigé par Olivier Cadiot et mis en boucle par son double musical Rodolphe Burger, cet extrait de La Bible prend ici une intensité inédite et confirme le don de beau parleur de l’imprudent magnifique. Face l'un à l'autre, les futurs époux interprètent casques sur les oreilles le texte avec une ferveur étonnante : “Des baisers, ô des baisers de sa bouche/Comme odeur, tes parfums sont si bons/Un parfum s'impose, c'est ton nom/(…)/Voilà pourquoi les jeunes filles t'aiment/Tes yeux, ô des colombes”.
Le ton est donné, le mariage célébré. “Mais ne me voyez pas si noir”, poursuit la femme. “On voit des fleurs dans ce pays/Le moment de la chanson est arrivé”, lui répond son mari. Et de conclure : “Habitante des jardins, ceux qui t'entourent font très attention à ta voix”. Faisant écho à L’Imprudence, le Cantique Des Cantiques s'impose sur la longueur comme un faire-part sonore ô combien précieux, une porte d'église entrouverte avec pudeur sur la plus complète des intimités. Tous nos vœux…
C'est avec l'élue de son cœur, Chloé Mons, que l'auteur poignant de Mes Bras avec Jean Fauque a enregistré en juin dernier pour ladite célébration religieuse le Cantique Des Cantiques dans une église d'Audinghen (Pas-De-Calais). Revu et corrigé par Olivier Cadiot et mis en boucle par son double musical Rodolphe Burger, cet extrait de La Bible prend ici une intensité inédite et confirme le don de beau parleur de l’imprudent magnifique. Face l'un à l'autre, les futurs époux interprètent casques sur les oreilles le texte avec une ferveur étonnante : “Des baisers, ô des baisers de sa bouche/Comme odeur, tes parfums sont si bons/Un parfum s'impose, c'est ton nom/(…)/Voilà pourquoi les jeunes filles t'aiment/Tes yeux, ô des colombes”.
Le ton est donné, le mariage célébré. “Mais ne me voyez pas si noir”, poursuit la femme. “On voit des fleurs dans ce pays/Le moment de la chanson est arrivé”, lui répond son mari. Et de conclure : “Habitante des jardins, ceux qui t'entourent font très attention à ta voix”. Faisant écho à L’Imprudence, le Cantique Des Cantiques s'impose sur la longueur comme un faire-part sonore ô combien précieux, une porte d'église entrouverte avec pudeur sur la plus complète des intimités. Tous nos vœux…