Aberfeldy

Vu par Magic

Do Whatever Turns You On

archive mag septembre 2006
Soyez le premier à réagir

On avait conservé un souvenir assez mitigé du festin macrobiotique organisé pour ses débuts, il y a deux ans, par Aberfeldy dans leur Vegetarian Restaurant. Adepte d'une pop mélodique et régressive, inscrite dans la lignée des puristes indie des 80's, mais aussi gouleyante qu'une tranche de tofu mal assaisonnée, le quintette écossais nous avait fait sérieusement douter de sa capacité à séduire un jour sur la durée d'un album. Et pourtant, dès son deuxième effort sur long format, Aberfeldy décroche l'une des plus jolies timbales estivales qu'il nous ait été donné d'entendre en ces périodes caniculaires. C'est que, à l'instar de ses compatriotes et maîtres de Belle And Sebastian, Aberfeldy a considérablement musclé son jeu, aidé, en l'occurrence par Callum Malcolm, expert en productions léchées déjà repéré du côté de The Blue Nile. Désormais débarrassés de tout complexe superflu, les Écossais n'hésitent plus à truffer leurs jolies mignardises d'innombrables et irrésistibles gimmicks, tantôt soul, tantôt glam, comme autant d'accroche-coeurs chipés dans les poils de barbe de The Magic Numbers. Tant et si bien que la grosse poignée de tubes qui compose Do Whatever Turns You On, regorgeant d'harmonies vocales et de claviers antiques, tire davantage vers la bande FM d'une radio américaine du début des années 80 (entre Fleetwood Mac et Hall & Oates) que vers l'underground neurasthénique dont le groupe semblait issu. Une très belle surprise.

Matthieu Grunfeld

article extrait de :
MAGIC RPM #103


Commentaires


Vous devez être inscrit pour laisser un commentaire :



Mot de passe oublié ? - S'inscrire