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A Place To Bury Strangers de A Place To Bury Strangers

chronique d'album
Attention, secousse tellurique. À la croisée des chemins de My Bloody Valentine et The Jesus And Mary Chain, A Place To Bury Strangers, trio américain sis à Brooklyn, s’est inventé un son qui détruit tout sur son passage, tout en restant éminemment pop.

Pas étonnant d’apprendre que son leader, Oliver Ackermann, dirige également une compagnie dans laquelle il fabrique des pédales pour guitares électriques aux noms évocateurs : Interstellar Overdrive, Supersonic Fuzz Gun ou Total Sonic Annihilation… Car le plus passionnant dans ce disque, c’est les guitares. Tyranniques, colossales, aiguisées, réverbérées et à la limite de la rupture. Elles sont entièrement parties prenantes au succès de cet ovni sonique que l’on conseillera d’aller voir en concert muni de boules Quiès.

Outre ses incontestables influences du côté du shoegazing, le groupe fait des excursions brillantes du côté de la surf music (tout en détournant allègrement le genre) ou de New Order, avec un titre absolument admirable intitulé I Know I’ll See You. La voix monocorde mais profonde d’Ackermann, quant à elle, évoquerait plutôt celle de Ian Curtis. Avec ce genre d’ingrédients et un sens du tempo, du crescendo et du larsen qui tue, on ne peut que tenir là un album d’exception.
Gilles Duhem
MAGIC RPM  #125


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