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Essence
archive mag septembre 2000
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Gerald Simpson, alias A Guy Called Gerald, est une légende mancunienne. Au milieu des années 80, il fait partie d'un sound-system qui comprend notamment les membres fondateurs de 808 State. En leur compagnie, il enregistre même Newbuild et cosigne Pacific State, tube acid house planétaire. Il entame alors une carrière solo qui démarre sur les chapeaux de roue avec un Voodoo Ray, véritable hymne hédoniste des premières raves. S'ensuit un splendide Automan, après quoi Gerald reprend son indépendance et sort sur son propre label, Juice Box, des morceaux breakbeats dépouillés qui ne tarderont pas à faire place à une drum'n'bass originale et radicale. Il réalise alors Black Secret Technology, un des premiers monuments du genre. C'est après plus de cinq ans qu'il livre une suite avec Essence, son premier disque pour le label allemand !K7. Malgré le temps passé à composer et à produire les titres de cet album, la déception est au rendez-vous. Jamais on ne retrouve ce qui avait fait la force de son prédécesseur : l'originalité, la recherche, l'expérimentation, et une certaine introspection. Gerald semble avoir cédé à la mode du moment : incorporer des voix là où il n'y en avait pas besoin. En effet, The First Breath, Final Call et Scale Circle, les trois instrumentaux parmi les quinze titres d'Essence, sont les meilleurs morceaux. Bien sûr, on retiendra la présence de Louise Rhodes de Lamb sur l'émouvant Humanity ou encore Lady Kier des regrettés Deee-Lite. Au final, un album agréable mais qu'on oubliera vite.
Jérôme Mestre
article extrait de :
MAGIC RPM #44
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