Les bâtons dans
les roues, les deux mots qui fâchent : double et concept. Tel est le deuxième
album de 49 Swimming Pools, le groupe emmené par Emmanuel Tellier après vingt
ans d'aventures en haute fidélité sous des appellations d'origine contrôlée
(Chelsea, Melville, La Guardia). L'objet se présente donc en deux courts
volumes de sept chansons chacun, censés retracer la vie de Tim Lester Zimbo,
personnage dont on trouvera peu de traces ailleurs que dans un imaginaire et
une expérience aisément partageables. Le propre des grandes chansons : entrer
en résonance avec la vie des autres. Et il y a assurément matière à s'émouvoir
à l'écoute de The Violent Life And Death Of Tim Lester Zimbo, album ample et
ambitieux pas étouffé par son concept mais partagé en deux parties légèrement
inégales. Le volume intitulé A Man Is Best Known By His Friends semble
porter des mélodies un peu moins puissantes et des orchestrations moins brillantes.
La chanson la plus émouvante, Tim Lester Zimbo's Friends, est d'ailleurs une courte ballade centrée sur
des souvenirs, une voix et deux guitare acoustiques délicates. Mais l'autre
moitié de ce double LP, Sometimes You Should Let The Great World Spin,
est simplement l'un des plus beaux disques de l'année, une merveille qui n'a
rien à envier aux plus beaux gestes pop esquissés par la jeune génération
américaine, notamment.
Rythmiques souples, guitares, claviers, cordes, percussions, accordéon, tout semble trouver sa juste place autour de mélodies sublimes, guidées par le chant d'Emmanuel Tellier, fragile et fervent comme chez Neil Young ou Mark Linkous. L'affaire s'engage sur un air de larmes douces-amères, avec une Automatic Love tout en violons, glockenspiel et guitare acoustique, dont on se retient à grand peine de citer l'ensemble du texte (“Somehow I will get used to the dark/Will I ever make this with my heart?/I guess I put you through a change/But that was such a loving change/Cause you said no to automatic love”). Suivent des midtempo magiques (Summer Is Coming, la plus enlevée You're Too Sentimental ou la spectorienne Hopi, Looking At The Waves, avec ses claviers et percussions faussement naïfs) et un tube vitaminé, A Notebook At Random, qui se loge dans la tête à coups de rythmique marteau et de claviers ondulants. Et puis il y a la magnifique Cities, qui emprunte une forme très classique (piano, voix, batterie légère, deux ou trois bricoles) pour dérouler une mélodie et un texte bouleversants : “To your wisdom, to your good heart/To your beauty, to your memories/The final kisses will drown in the lake of your tears”.
Rythmiques souples, guitares, claviers, cordes, percussions, accordéon, tout semble trouver sa juste place autour de mélodies sublimes, guidées par le chant d'Emmanuel Tellier, fragile et fervent comme chez Neil Young ou Mark Linkous. L'affaire s'engage sur un air de larmes douces-amères, avec une Automatic Love tout en violons, glockenspiel et guitare acoustique, dont on se retient à grand peine de citer l'ensemble du texte (“Somehow I will get used to the dark/Will I ever make this with my heart?/I guess I put you through a change/But that was such a loving change/Cause you said no to automatic love”). Suivent des midtempo magiques (Summer Is Coming, la plus enlevée You're Too Sentimental ou la spectorienne Hopi, Looking At The Waves, avec ses claviers et percussions faussement naïfs) et un tube vitaminé, A Notebook At Random, qui se loge dans la tête à coups de rythmique marteau et de claviers ondulants. Et puis il y a la magnifique Cities, qui emprunte une forme très classique (piano, voix, batterie légère, deux ou trois bricoles) pour dérouler une mélodie et un texte bouleversants : “To your wisdom, to your good heart/To your beauty, to your memories/The final kisses will drown in the lake of your tears”.
