Espèce de chimère intercontinentale, le projet 13&God
est né de la rencontre déterminante mais absolument fortuite de Themselves avec
The Notwist sur une aire d'autoroute à quelques miles du Canada. Les Californiens,
à l'origine du label Anticon, négociaient à l'époque un virage artistique
visant à mener leur rap alternatif vers des contrées plus pop (comme le
prouveront les efforts de poulains tels que Why?, Bracken ou encore Alias &
Tarsier), tandis que le trio germanique – tournant et s'usant la couenne à
faire la promotion de l'inoxydable Neon
Golden (2002) – souhaitait accentuer les éléments de hip hop présents dans
son indie pop mélancolique. Accueillie comme une divine surprise, l'originalité
de l'éponyme 13&God (2005)
élevait au carré deux styles, sur le papier, inconciliables. Dans la lignée de
ce coup d'essai maîtrisé, Own Your Ghost
revient hanter la zone frontalière fréquentée il y a déjà six ans.
13&God - Death Minor
Des régions limitrophes où, en toute liberté, chansons pop (Oldage), soul (Death Minor) et motorik (Et Tu), mais aussi abstractions aventureuses (Janu Are) et ballades dépouillées (It's Own Sun) s'enchaînent et fusionnent avec l'impressionnante noirceur du rap halluciné d'Adam “Doseone” Drucker, sans que personne n'ait envie de contrôler leurs papiers ! Un territoire vierge de préjugés, où sont abordés des sujets graves (l'échec, la vieillesse, la mortalité) avec cette fameuse “insoutenable légèreté de l'être”, au point que parfois, on ne sait plus si l'on s'est fait prendre dans les toiles de l'araignée (logo de la maison Anticon), ou bouffer tout cru comme un bourdon par les mélodies “mantes religieuses” des Allemands (Beat On Us). L'effet de surprise est indéniablement dissipé, mais il n'empêche qu'il est toujours bon de faire du hors-piste en compagnie de musiciens apatrides.
> Écoutez Own Your Ghost en intégralité.
13&God - Death Minor
Des régions limitrophes où, en toute liberté, chansons pop (Oldage), soul (Death Minor) et motorik (Et Tu), mais aussi abstractions aventureuses (Janu Are) et ballades dépouillées (It's Own Sun) s'enchaînent et fusionnent avec l'impressionnante noirceur du rap halluciné d'Adam “Doseone” Drucker, sans que personne n'ait envie de contrôler leurs papiers ! Un territoire vierge de préjugés, où sont abordés des sujets graves (l'échec, la vieillesse, la mortalité) avec cette fameuse “insoutenable légèreté de l'être”, au point que parfois, on ne sait plus si l'on s'est fait prendre dans les toiles de l'araignée (logo de la maison Anticon), ou bouffer tout cru comme un bourdon par les mélodies “mantes religieuses” des Allemands (Beat On Us). L'effet de surprise est indéniablement dissipé, mais il n'empêche qu'il est toujours bon de faire du hors-piste en compagnie de musiciens apatrides.
> Écoutez Own Your Ghost en intégralité.