9 novembre 2007
Gorillaz
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Gorillaz

Né des cerveaux surcréatifs de Damon Albarn, le leader de Blur) et de son copain, Jamie Hewlett, dessinateur de renom (entre autres, créateur de l’héroïne Tank Girl), le projet Gorillaz prend forme en 1998. L’idée de base est aussi simple que farfelue : il s’agit de créer un groupe-concept, composé de quatre musiciens qui sont des personnages de bandes dessinées. Ainsi, derrière Murdoc (basse), 2-D (chant), Russel (batterie) et Noodle (jeune prodige de la guitare, âgée de à neuf ans seulement), se cachent des musiciens réputés, dont Simon Tong (ex-The verve et membre de Blur). Le premier album éponyme sort en 2001, porté par le hit Clint Eastwood, et compte sur les présences du producteur Dan The Automator et d’invités de luxe, du rapper Del Tha Funky Homosapien, au vétéran Ibrahim Ferrer, en passant par l’ex-Talking Heads et Tom Tom Club Tina Weymouth. Panachage habile de pop, de dub et d’electro, la musique séduit à la fois un public de mélomanes aguerris et des jeunes béotiens, fascinés par l’imagerie “jeux vidéo” développée par Hewlett. De concerts mystérieux – lors desquels les musiciens en chair et en os restent dissimulés – en clips espiègles, Gorillaz devient un phénomène, consacrant Albarn comme l’un des artistes les plus habiles de sa génération, aux idées bien plus larges que le succès britpop de Blur ne le laissait présager quelque temps auparavant. Avec Demon Days (2005), le tandem réussit la passe de deux, en changeant une équipe qui a pourtant déjà gagné (Danger Mouse est à la production, les convives se nomment Neneh Cherry, De La Soul, Shaun Ryder ou… l’acteur Dennis Hopper). Mais, après la sortie d’un Dvd live, ludique comme il se doit, Albarn et Hewlett ont laissé entendre que Gorillaz n’allait point devenir un personnage de cirque. Autant dire que pour Murdoc et les autres, Demon Days pourrait bien être le chant du cygne.

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