Chroniques d'albums
9 novembre 2007
Sugar Plant - After After Hours
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Sugar Plant - After After Hours

En provenance de la ville industrielle de Kawasaki au Japon, on imaginait plus facilement Sugar Plant enfourcher une de ces rutilantes et pétaradantes motos de la marque verte. Mais Chinatsu et Shin’ichi préfèrent s’installer au volant d’une confortable automobile américaine, une Galaxie 500. Et c’est qu’ils l’aiment leur voiture. Ils bichonnent le moteur avec une profonde vénération. Ils vérifient les bougies d’origine, ils font briller de mille feux les chromes, ils changent l’huile de vidange Damon & Naomi pour le lubrifiant After After Hours. La capote ouverte, les cheveux dans le vent, le couple est paré pour avaler le bitume. Le chemin est tout tracé. On ne risque pas de contravention pour excès de vitesse, la pédale d’accélération est coincée à 25 bpm maximum. A l’instar de leurs défunts héros de Galaxie 500 ou Slowdive, Sugar Plant privilégie les ambiances suaves et cotonneuses. Les guitares et la batterie se font discrètes afin de laisser le chant de la belle Chinatsu conduire en souplesse. L’auditeur embarqué comme passager a tout le loisir de contempler les vastes paysages. Parfois, le groupe se paye même le luxe de doubler ses influences sur les sémillants Freezy, Licorice ou Brazil, une reprise de Ary Barroso. L’écoute de After After Hours est fortement conseillée de nuit au volant d’un bolide… d’un jeu vidéo.

Jean-Noël Dastugue

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