Sous Surveillance
7 octobre 2015
À San Francisco, le quatuor Blood Sister mélange dark wave et grunge
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À San Francisco, le quatuor Blood Sister mélange dark wave et grunge

QUI ?

Ezana Edwards (chant, guitare) ; K. Dylan Edrich (guitare, synthétiseurs) ; Syam Zapalowski (basse) ; Rachael Zisette (batterie)

OÙ ?

San Francisco (États-Unis)

QUOI ?

Avant de traverser les États-Unis pour rejoindre San Francisco, Ezana Edwards a habité huit ans à New York, où il jouait au sein de Night Manager. Fraîchement débarqué en Californie, il fait la connaissance de Ryan Grubbs (Ganglians, Tiaras). C’est avec sa complicité et son réseau d’amis qu’Ezana a enrôlé de nouveaux musiciens (dont K. Dylan Edrich de The Mallard) et créé Blood Sister en 2013. Dans la foulée, le groupe commence à enregistrer ses premiers morceaux (Why Would You, Bart Simpson), sort une cassette sur Bloodmoss Records et un EP. Distorsions qui collent la chair de poule, riffs aguicheurs et refrains entêtants : Blood Sister a trouvé avec cet astucieux mélange de dark wave et de grunge lo-fi la formule magique de ce que devrait être le nouveau garage californien.

DERNIÈRE SORTIE

Après ces deux sorties confidentielles, un 45 tours idéal est paru via Grabbing Clouds Records And Tapes. Seulement deux titres au menu, mais quels titres ! Inspirées par Colleen Green, Nirvana et Black Marble”, Dysphoria et Nothing sont deux petites merveilles bruyantes, bouillonnantes et pleines d’idées. On pense fortement à un Wire dont l’enregistrement aurait été effectué avec un logiciel informatique désuet.

TUBE ABSOLU

Dysphoria rappelle (sans qu’Ezana ait à rougir de la comparaison) les sonorités des excellentes premières sorties de Blank Dogs, à l’époque où Mike Sniper produisait ses propres disques et n’avait pas encore eu l’idée de fonder Captured Tracks. Difficile de ne pas ressentir un frisson à l’écoute de la phrase de clavier démantibulée qui hante ce hit sombre.

FUTUR CONDITIONNEL

Les réseaux de ses membres, la qualité de ses titres et son style musical laissent présager que Blood Sister trouve en Castle Face, le label du divin John Dwyer (Thee Oh Sees), une maison d’accueil appropriée. “Pour l’heure, je ne cesse de faire des allers-retours entre San Francisco et New York. Même si je dois à nouveau m’installer dans la Big Apple, je continuerai Blood Sister. D’ailleurs, nous sommes en train d’enregistrer un album qui est prêt aux deux tiers. C’est certainement ce qu’on a fait de mieux pour l’instant”, conclut le monsieur prometteur.

Xavier Mazure

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