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De ses nuits passées sur de vieilles groovebox, l’étudiante en philosophie a acquis une science de l’épure rythmique, du beat qui résonne et du silence inquiétant. Un savoir-faire influencé par la scène industrielle (Tower, porté par le groove sous-jacent des premiers SPK) ou néoclassique : monumentale, la fougue martiale de ces péplums imaginaires renvoie à In The Nursery (la grandiloquence de Manifest Destiny, la marche Stridulum). Autrefois rêche, ardue, et repêchée du EP Tsar Bomba (2009), Sea Talk est essorée, et propulse dans un même Movement Siouxsie chez un New Order balbutiant, témoignage du chemin parcouru. On pourra donc gloser sur le changement radical du son Zola Jesus, net et sans bavure lo-fi. Finalement, Danilova a eu les moyens de ses ambitions et signe un disque pas si éloigné de ces travaux précédents, mais à nu, squelettique. Une démarche qui relève plus de l’audibilité trouble des récents Animal Collective que du jusqu’auboutisme ridicule de Wolf Eyes. Mais une incarnation peut-être pas définitive, à l’écoute de son dernier split EP en compagnie de LA Vampires, remplie des mélodies au papier de verre des débuts. Attendons la prochaine résurrection.
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