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D’emblée, l’entraînante In Every Direction rompt avec la tradition mélancolique. L’impression heureuse est confirmée par It’s Alright, qui résonne comme une invitation au voyage, à l’oubli de soi. Les cordes s’imposent, la batterie, tantôt nerveuse (Howl), tantôt posée (Don’t Let It Pass), accentue l’impression d’être balloté dans un périple introspectif où l’allure varie au gré de l’humeur. On écoute Fields comme on regarde par la fenêtre d’un train en marche, en regardant les paysages défiler, ponctuellement éclairés par les rayons du soleil caché derrière les arbres. Foisonnant et voluptueux, à l’exact opposé de Veneer (2003), le très austère premier LP de José González, Fields prouve que pour une fois, l’apparat a du bon.
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