A lire
Mais la production austère et diablement lisse de Magnus Lindberg altère vite notre curiosité. Cet album, peu à peu, s’immole dans une neutralité accablante, où rien n’est laissé au hasard, où tout se tient et se déroule imperturbablement. Ce que l’on espère, secrètement, c’est que ces jeunes gens-là s’amusent, eux au moins, à faire cette musique. Mais on a du mal à y croire à l’écoute du soporifique Weaver. Toute cette gravité, ce pessimisme et cette noirceur deviennent trop factices et on en ricanerait presque. Paradoxalement, pour savoir ce qu’est l’insondable tristesse et ses terribles tourments, il suffit d’écouter The Beach Boys. Et plus précisément ‘Til I Die. Les apparences sont souvent trompeuses et PG.Lost se perd justement dans les apparences. Ce groupe désire composer des nocturnes intenses, mais ceux-ci s’avèrent aussi ténébreux qu’un grotesque soleil monégasque.
Les 20 derniers articles
-
The Brian Jonestown Massacre Selectorama - 16/05/12 interviews
-
My Bloody Valentine EP's 1988-1991 / Isn't... chronique d'album
-
The Magnetic North Orkney: Symphony Of The... chronique d'album
-
Kevin Tihista's Red Terror On This Dark Street chronique d'album