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Autant on en a fait des caisses sur Memory Tapes, autant Your Twenties a encore trouvé peu d'échos dans le coin. Avant le concert du mercredi 3 mars au Point Éphémère (soirée BimBamBoom, vous savez), on rattrape le temps perdu avec ces quelques questions posées à Gabriel Stebbing, le drôle de bonhomme qui a choisi de quitter Metronomy il y a un an pour se consacrer pleinement à son projet personnel, enthousiasmant et tubesque.
[Interview mailée par Sébastien Jenvrin].
Magicrpm.com : Commençons par le commencement, raconte-nous ta rencontre avec les autres membres du groupe.
Gabriel Stebbing : J’ai rencontré Michael en 1987, pile le jour où il est né (c’est mon petit frère). Pendant les dix-huit premiers mois, il pleurait beaucoup et ne parlait pas des masses. Notre relation s’est enrichie par la suite. En ce qui concerne Davo, je l’ai croisé alors qu’il se mariait avec une vieille amie à moi. Pour le coup, lui, je ne l’ai jamais vu pleurer. Quant à Liam, c’est cette même amie qui me l’a présenté (elle connaît beaucoup de musiciens, v’là le bon plan quand tu as soudainement besoin de dégoter un batteur !).
Comment en es-tu arrivé à fonder Your Twenties, et de fait, à quitter Metronomy ?
Tout a commencé à l’été 2007, quand je me suis mis en tête de passer mon temps libre hors-Metronomy à enregistrer mes propres chansons avec des amis. Caught Wheel a été le premier résultat de ces sessions - bien que le titre ne soit sorti qu’un an plus tard car Metronomy nous occupait à plein. J’ai quitté Metronomy au moment où j’ai compris que, si je voulais concevoir ma propre musique de la meilleure des façons, je devais m’y consacrer entièrement. Et je savais qu’ils seraient toujours aussi bons sans moi ! Je crois même qu’ils sont meilleurs en live depuis que je me suis fait la malle.
Tu enregistres actuellement ton premier album. Comment ça se passe ?
Ça roule. Avec de la chance, il sera fini très bientôt. On commence le mixage à la fin du mois de mars, peut-être que ça paraîtra à la rentrée. C’est un disque très "fin d’été", d’ailleurs. J’ai envie de faire quelque chose de concis, entre dix et douze chansons. Il nous reste deux morceaux à enregistrer, puis on finalisera l’affaire.
À quoi ressemblerait le premier essai parfait pour toi ?
Il y aurait Debbie Harry sur la pochette.
Joseph Mount, le gourou de Metronomy, a produit Caught Wheel. Est-ce qu’il met la main à la pâte pour le long format ?
Mr Joseph Mount a produit l’intégralité du premier album de Your Twenties. La plupart du temps, il n’y avait d’ailleurs que Joseph et moi en studio. C’est quelque chose dont on parle depuis tellement d’années – lui occupé à produire mes chansons. Pendant l’enregistrement, il a utilisé de la technologie vieille de trente ans, mais très innovante à l’époque. Comme la Simmons Claptrap, par exemple. C’est une boîte qui imite le bruit d’un claquement de mains, ça coûte dans les 120£ ! Mais ça passe le temps quand tu es en studio.
Quelles sont vos attaches avec le label Neon Gold ?
Ben, nous n’avons sorti qu’un seul single chez eux ! Ils ne nous ont pas encore envoyé de valise de billets, ou de trucs dans le genre.
Parlons des concerts. En dehors de la soirée BimBamBoom avec Memory Tapes le mercredi 3 mars, est-ce que tu espères faire d’autres dates à Paris ?
Nous venons tout juste de planifier notre première tournée britannique pour avril. Il y aura sûrement des festivals cet été. J’aimerais jouer en France plus souvent, on est tous assis près du combiné en attendant que ça sonne.
Je crois que ton dernier concert dans la capitale a eu lieu au Social Club, en compagnie de The xx et Micachu. C’était chouette ?
Une nuit incroyable. Micachu m’a déglingué l’esprit, elle devrait être nommée premier ministre ! Quant à The xx, je les suis depuis des années, ils sont bons. Et regarde-les maintenant, La Cigale… Wow.
Comment s’est déroulé la tournée avec Metronomy l’année dernière ? N’était-ce pas cocasse ?
C’était merveilleux. Ils ont été très aimables de nous embarquer en tournée avec eux. Ça aurait pu ressembler au mariage d’une ex, mais au final, il n’y avait aucun ressentiment.
Votre dernier single, Billionaires, a été produit par Stephen Street (The Smiths, Blur, Babyshambles, Lloyd Cole, etc.). C’est la grande classe, nan ?
Ce fut proprement hallucinant de recevoir un coup de fil de Stephen Street. Will, le fils de Stephen, en connaît un rayon sur la scène londonienne (il s’occupe du label Chess Club), et je crois qu’il a passé le morceau à son père, qui a apprécié, et a pris contact avec nous.
C’est un titre très positif, très immédiat. Comment l’as-tu fagoté ?
Je l’ai écrit pendant l’été. Je compose toutes mes chansons positives quand le soleil pointe le bout de son nez. Je suis très influencé par le temps qu’il fait. Je crois que je venais aussi de déménager à Londres à l'époque, tout devenait possible. En revanche, l’hiver londonien a tendance à m’emmêler l’esprit.
Peux-tu nous en dire plus sur la vraie fausse vidéo de Billionaires ?
On avait tout prévu pour faire un vrai clip des familles, mais ça a été annulé à la dernière minute. J’étais dégoûté, alors j’ai entrepris de passer le reste de la journée à tourner une vidéo par moi-même. Est-ce qu’il y a une meilleure occupation quand on est à la maison que d’inventer des cocktails ? Je ne pense pas, non.
Il est bon ce cocktail Ricard-Cassis ?
C’est délicieux, ça rafraîchit un max. Tu devrais essayer.
J’ai vu une vieille image de Brian Wilson sur TonEspace. Qu’est-ce que sa sunshine pop immaculée représente pour toi ?
Il m’a obsédé pendant tant d’années. Ça a été le premier artiste pop à avoir accordé autant d’importance au son. Sa vision, son doigté, la façon dont il transmet les émotions, tout est tellement pur. Ça va bien au-delà des morceaux sur les bagnoles et les gonzesses. Même si c’est toujours un point de départ.
As-tu l’impression d'avoir progressé depuis que tu as quitté Metronomy en 2009 ?
Disons que nous avons pondu un paquet de titres depuis avril 2009. L’enregistrement de l’album s’est fait assez lentement, les chansons sont clairement devenues plus sombres, plus profondes pendant tout ce temps. Mais tu pourras toujours danser dessus, hein !
Tu le trouves d’enfer le remix de Caught Wheel par Gold Panda ?
Derwin, alias Gold Panda, a conduit Your Twenties à ses premiers concerts pendant l’été 2008, alors que Gold Panda n’était encore qu’une étincelle dans ses yeux. On écoutait beaucoup de cassettes du Wu-Tang Clan. C’est un putain de génie. J’adore ce remix, j’aimerais pouvoir le jouer sur scène.
Explique-nous le pourquoi du comment de cette reprise de Blur ?
On est tous des fanas de Blur, et quand ces histoires de concerts come-back ont commencé, on s’est dit que c’était la meilleure chose à faire. Blue Jeans est sûrement mon morceau favori sur Modern Life Is Rubbish (1993), qui est aussi mon disque favori de Blur.
Finalement, qu’as-tu fait de tes vingt ans ?
Je suis encore en plein dedans ! Pour le moment, j’ai surtout joué dans des groupes. Et j’ai bu quelques coups, aussi.
[Interview mailée par Sébastien Jenvrin].
Magicrpm.com : Commençons par le commencement, raconte-nous ta rencontre avec les autres membres du groupe.
Gabriel Stebbing : J’ai rencontré Michael en 1987, pile le jour où il est né (c’est mon petit frère). Pendant les dix-huit premiers mois, il pleurait beaucoup et ne parlait pas des masses. Notre relation s’est enrichie par la suite. En ce qui concerne Davo, je l’ai croisé alors qu’il se mariait avec une vieille amie à moi. Pour le coup, lui, je ne l’ai jamais vu pleurer. Quant à Liam, c’est cette même amie qui me l’a présenté (elle connaît beaucoup de musiciens, v’là le bon plan quand tu as soudainement besoin de dégoter un batteur !).
Comment en es-tu arrivé à fonder Your Twenties, et de fait, à quitter Metronomy ?
Tout a commencé à l’été 2007, quand je me suis mis en tête de passer mon temps libre hors-Metronomy à enregistrer mes propres chansons avec des amis. Caught Wheel a été le premier résultat de ces sessions - bien que le titre ne soit sorti qu’un an plus tard car Metronomy nous occupait à plein. J’ai quitté Metronomy au moment où j’ai compris que, si je voulais concevoir ma propre musique de la meilleure des façons, je devais m’y consacrer entièrement. Et je savais qu’ils seraient toujours aussi bons sans moi ! Je crois même qu’ils sont meilleurs en live depuis que je me suis fait la malle.
Tu enregistres actuellement ton premier album. Comment ça se passe ?
Ça roule. Avec de la chance, il sera fini très bientôt. On commence le mixage à la fin du mois de mars, peut-être que ça paraîtra à la rentrée. C’est un disque très "fin d’été", d’ailleurs. J’ai envie de faire quelque chose de concis, entre dix et douze chansons. Il nous reste deux morceaux à enregistrer, puis on finalisera l’affaire.
À quoi ressemblerait le premier essai parfait pour toi ?
Il y aurait Debbie Harry sur la pochette.
Joseph Mount, le gourou de Metronomy, a produit Caught Wheel. Est-ce qu’il met la main à la pâte pour le long format ?
Mr Joseph Mount a produit l’intégralité du premier album de Your Twenties. La plupart du temps, il n’y avait d’ailleurs que Joseph et moi en studio. C’est quelque chose dont on parle depuis tellement d’années – lui occupé à produire mes chansons. Pendant l’enregistrement, il a utilisé de la technologie vieille de trente ans, mais très innovante à l’époque. Comme la Simmons Claptrap, par exemple. C’est une boîte qui imite le bruit d’un claquement de mains, ça coûte dans les 120£ ! Mais ça passe le temps quand tu es en studio.
Quelles sont vos attaches avec le label Neon Gold ?
Ben, nous n’avons sorti qu’un seul single chez eux ! Ils ne nous ont pas encore envoyé de valise de billets, ou de trucs dans le genre.
Parlons des concerts. En dehors de la soirée BimBamBoom avec Memory Tapes le mercredi 3 mars, est-ce que tu espères faire d’autres dates à Paris ?
Nous venons tout juste de planifier notre première tournée britannique pour avril. Il y aura sûrement des festivals cet été. J’aimerais jouer en France plus souvent, on est tous assis près du combiné en attendant que ça sonne.
Je crois que ton dernier concert dans la capitale a eu lieu au Social Club, en compagnie de The xx et Micachu. C’était chouette ?
Une nuit incroyable. Micachu m’a déglingué l’esprit, elle devrait être nommée premier ministre ! Quant à The xx, je les suis depuis des années, ils sont bons. Et regarde-les maintenant, La Cigale… Wow.
Comment s’est déroulé la tournée avec Metronomy l’année dernière ? N’était-ce pas cocasse ?
C’était merveilleux. Ils ont été très aimables de nous embarquer en tournée avec eux. Ça aurait pu ressembler au mariage d’une ex, mais au final, il n’y avait aucun ressentiment.
Votre dernier single, Billionaires, a été produit par Stephen Street (The Smiths, Blur, Babyshambles, Lloyd Cole, etc.). C’est la grande classe, nan ?
Ce fut proprement hallucinant de recevoir un coup de fil de Stephen Street. Will, le fils de Stephen, en connaît un rayon sur la scène londonienne (il s’occupe du label Chess Club), et je crois qu’il a passé le morceau à son père, qui a apprécié, et a pris contact avec nous.
C’est un titre très positif, très immédiat. Comment l’as-tu fagoté ?
Je l’ai écrit pendant l’été. Je compose toutes mes chansons positives quand le soleil pointe le bout de son nez. Je suis très influencé par le temps qu’il fait. Je crois que je venais aussi de déménager à Londres à l'époque, tout devenait possible. En revanche, l’hiver londonien a tendance à m’emmêler l’esprit.
Peux-tu nous en dire plus sur la vraie fausse vidéo de Billionaires ?
On avait tout prévu pour faire un vrai clip des familles, mais ça a été annulé à la dernière minute. J’étais dégoûté, alors j’ai entrepris de passer le reste de la journée à tourner une vidéo par moi-même. Est-ce qu’il y a une meilleure occupation quand on est à la maison que d’inventer des cocktails ? Je ne pense pas, non.
Il est bon ce cocktail Ricard-Cassis ?
C’est délicieux, ça rafraîchit un max. Tu devrais essayer.
J’ai vu une vieille image de Brian Wilson sur TonEspace. Qu’est-ce que sa sunshine pop immaculée représente pour toi ?
Il m’a obsédé pendant tant d’années. Ça a été le premier artiste pop à avoir accordé autant d’importance au son. Sa vision, son doigté, la façon dont il transmet les émotions, tout est tellement pur. Ça va bien au-delà des morceaux sur les bagnoles et les gonzesses. Même si c’est toujours un point de départ.
As-tu l’impression d'avoir progressé depuis que tu as quitté Metronomy en 2009 ?
Disons que nous avons pondu un paquet de titres depuis avril 2009. L’enregistrement de l’album s’est fait assez lentement, les chansons sont clairement devenues plus sombres, plus profondes pendant tout ce temps. Mais tu pourras toujours danser dessus, hein !
Tu le trouves d’enfer le remix de Caught Wheel par Gold Panda ?
Derwin, alias Gold Panda, a conduit Your Twenties à ses premiers concerts pendant l’été 2008, alors que Gold Panda n’était encore qu’une étincelle dans ses yeux. On écoutait beaucoup de cassettes du Wu-Tang Clan. C’est un putain de génie. J’adore ce remix, j’aimerais pouvoir le jouer sur scène.
Explique-nous le pourquoi du comment de cette reprise de Blur ?
On est tous des fanas de Blur, et quand ces histoires de concerts come-back ont commencé, on s’est dit que c’était la meilleure chose à faire. Blue Jeans est sûrement mon morceau favori sur Modern Life Is Rubbish (1993), qui est aussi mon disque favori de Blur.
Finalement, qu’as-tu fait de tes vingt ans ?
Je suis encore en plein dedans ! Pour le moment, j’ai surtout joué dans des groupes. Et j’ai bu quelques coups, aussi.