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Est-ce que tu te rappelles la première
reprise que tu as réalisée ?
Alors, celle que j’ai mise sur Youtube en prem’s devait être Saltwater de Beach House (ndlr. le 20 avril 2009).
Pourquoi as-tu commencé à trafiquer ainsi sur Youtube alors que la plupart des musiciens balbutiants passent plutôt leur temps sur Myspace.
Quand j’ai commencé à alimenter le compte, je n’avais pas de compositions originales. Je travaillais sur un autre projet avec un pote, mais ce n’était pas très sérieux. Je ne voulais pas commencer à aller sur Myspace avec seulement des reprises à mon actif, ça n’avait pas de sens. C’est vrai que Youtube grouille de reprises totalement affreuses, mais j’ai décidé de m’y mettre quand j’ai découvert des relectures vraiment bien fichues, postées par un autre jeune gars. Je me suis dit que ça pourrait être pas mal de faire pareil.
Comment choisis-tu les morceaux que tu vas reprendre ?
Parfois, c’est comme un défi lancé à moi-même, mais le plus souvent, je le fais lorsque je n’arrive pas à m’ôter une ritournelle de la tête.
Comment as-tu réagi en lisant les gentils mots de Bradford Cox, qui jugeait ta reprise de Rainwater Cassette Exchange supérieure à l’original ?
J’ai évidemment été très surpris et flatté ! Je fais ça en espérant que les artistes tombent sur mon travail, mais voir Bradford poster mon truc sur son blog allait au-delà de mes espérances… Sans parler du compliment extravagant qui va avec.
Est-ce que ça a été le déclic qui a lancé ta petite histoire ?
C’est dur à dire. J’imagine que beaucoup de personnes l’ont vu, et depuis, savent qui je suis, mais je pense que ma “petite histoire” a vraiment commencé quand j’ai posté les premières démos de Boy.
Plus généralement, est-ce que tu es surpris par toute cette attention blogosphérique autour de toi. L’espérais-tu secrètement ou est-ce une réelle surprise ?
Les deux. Je l’espérais forcément un peu, mais ça reste totalement inattendu quand ça arrive. Je crois que la « blogosphère » a ça de bien qu’elle a permis de dynamiser le processus de découverte des artistes en herbe, et je suis très reconnaissant à tous ceux qui prêtent attention à mes compositions.
À quel moment as-tu vraiment ressenti le besoin d’écrire tes propres morceaux ?
J’ai toujours enregistré peu ou prou des chansons, mais quand j’ai pu me payer Logic Pro l’été dernier, j’ai eu la possibilité de créer un son plus élaboré, et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à écrire et enregistrer Boy.
Après avoir réalisé autant de reprises, n’était-ce pas compliqué de trouver ta propre voie ?
En général, j’essaie de faire des covers qui se démarquent des originaux. J’ai donc pu développer mon propre son sans que ça constitue un inconvénient. Tout’ façon, j’ai toujours pensé que les influences n’avaient pas à être vainement dissimulées tant que la musique en elle-même restait très personnelle. Je dois beaucoup aux artistes que j’écoute, et j’apprécie quand on me compare à eux. Aussi simple que ça.
En scrutant tes posts à droite à gauche, j’ai cru comprendre que tu avais eu du mal à torcher Boy…
Oh, en fait, j’ai surtout eu pas mal de problèmes avec Logic Pro et mon ordinateur. En plus de ça, c’était difficile de trouver le temps pour me concentrer sur ce travail, et ça en a demandé beaucoup, du travail !
Es-tu fier du disque aujourd’hui ? Raconte-nous la façon dont tu as lié tous les morceaux.
On peut toujours faire mieux, mais oui, j’en suis très fier. Toutes les chansons que j’ai écrites pour Young Man ont pour thème le fait de grandir. Sur Boy, les titres sont écrits du point de vue d’un jeune garçon. Plus que le passage à l’âge adulte, elles abordent les différentes expériences vécues pendant l’enfance. Sur les deux derniers morceaux, je parle un peu du fait de vieillir, mais l’idée de conserver une part d’enfance même en grandissant est la conclusion de l’histoire. Écrire ces morceaux a été une expérience très intime parce que je commençais justement à me sentir adulte, luttant un peu avec tout ce que cela implique.
J’ai ouï dire que tu avais déjà largement ébauché ton premier véritable album, et que tu adoptais un nouveau style. Est-ce vrai ?
Young Man sera la suite logique de Boy. La plupart des chansons sont écrites, mais je dois encore affiner les paroles et réfléchir au son que je veux leur donner. Le concept des deux disques est très similaire, mais j’aimerais que le prochain reflète une période plus mature de la vie. Cela dit, ce n’est pas pour tout de suite.
Quelles sont tes attentes pour les prochains mois ?
Faire le plus de concerts possibles, m’améliorer au fur et à mesure, rencontrer plein d’autres musiciens, et faire la promo de Boy à travers l’Europe. Ah oui, et devenir une flèche en français aussi…
Tu iras voir le concert de Panda Bear au Cabaret Sauvage ?
Bien sûr ! J’ai hâte d’y être (ndlr. effectivement, on a bel et bien croisé Colin là-bas).
Alors, celle que j’ai mise sur Youtube en prem’s devait être Saltwater de Beach House (ndlr. le 20 avril 2009).
Pourquoi as-tu commencé à trafiquer ainsi sur Youtube alors que la plupart des musiciens balbutiants passent plutôt leur temps sur Myspace.
Quand j’ai commencé à alimenter le compte, je n’avais pas de compositions originales. Je travaillais sur un autre projet avec un pote, mais ce n’était pas très sérieux. Je ne voulais pas commencer à aller sur Myspace avec seulement des reprises à mon actif, ça n’avait pas de sens. C’est vrai que Youtube grouille de reprises totalement affreuses, mais j’ai décidé de m’y mettre quand j’ai découvert des relectures vraiment bien fichues, postées par un autre jeune gars. Je me suis dit que ça pourrait être pas mal de faire pareil.
Comment choisis-tu les morceaux que tu vas reprendre ?
Parfois, c’est comme un défi lancé à moi-même, mais le plus souvent, je le fais lorsque je n’arrive pas à m’ôter une ritournelle de la tête.
Comment as-tu réagi en lisant les gentils mots de Bradford Cox, qui jugeait ta reprise de Rainwater Cassette Exchange supérieure à l’original ?
J’ai évidemment été très surpris et flatté ! Je fais ça en espérant que les artistes tombent sur mon travail, mais voir Bradford poster mon truc sur son blog allait au-delà de mes espérances… Sans parler du compliment extravagant qui va avec.
Est-ce que ça a été le déclic qui a lancé ta petite histoire ?
C’est dur à dire. J’imagine que beaucoup de personnes l’ont vu, et depuis, savent qui je suis, mais je pense que ma “petite histoire” a vraiment commencé quand j’ai posté les premières démos de Boy.
Plus généralement, est-ce que tu es surpris par toute cette attention blogosphérique autour de toi. L’espérais-tu secrètement ou est-ce une réelle surprise ?
Les deux. Je l’espérais forcément un peu, mais ça reste totalement inattendu quand ça arrive. Je crois que la « blogosphère » a ça de bien qu’elle a permis de dynamiser le processus de découverte des artistes en herbe, et je suis très reconnaissant à tous ceux qui prêtent attention à mes compositions.
À quel moment as-tu vraiment ressenti le besoin d’écrire tes propres morceaux ?
J’ai toujours enregistré peu ou prou des chansons, mais quand j’ai pu me payer Logic Pro l’été dernier, j’ai eu la possibilité de créer un son plus élaboré, et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à écrire et enregistrer Boy.
Après avoir réalisé autant de reprises, n’était-ce pas compliqué de trouver ta propre voie ?
En général, j’essaie de faire des covers qui se démarquent des originaux. J’ai donc pu développer mon propre son sans que ça constitue un inconvénient. Tout’ façon, j’ai toujours pensé que les influences n’avaient pas à être vainement dissimulées tant que la musique en elle-même restait très personnelle. Je dois beaucoup aux artistes que j’écoute, et j’apprécie quand on me compare à eux. Aussi simple que ça.
En scrutant tes posts à droite à gauche, j’ai cru comprendre que tu avais eu du mal à torcher Boy…
Oh, en fait, j’ai surtout eu pas mal de problèmes avec Logic Pro et mon ordinateur. En plus de ça, c’était difficile de trouver le temps pour me concentrer sur ce travail, et ça en a demandé beaucoup, du travail !
Es-tu fier du disque aujourd’hui ? Raconte-nous la façon dont tu as lié tous les morceaux.
On peut toujours faire mieux, mais oui, j’en suis très fier. Toutes les chansons que j’ai écrites pour Young Man ont pour thème le fait de grandir. Sur Boy, les titres sont écrits du point de vue d’un jeune garçon. Plus que le passage à l’âge adulte, elles abordent les différentes expériences vécues pendant l’enfance. Sur les deux derniers morceaux, je parle un peu du fait de vieillir, mais l’idée de conserver une part d’enfance même en grandissant est la conclusion de l’histoire. Écrire ces morceaux a été une expérience très intime parce que je commençais justement à me sentir adulte, luttant un peu avec tout ce que cela implique.
J’ai ouï dire que tu avais déjà largement ébauché ton premier véritable album, et que tu adoptais un nouveau style. Est-ce vrai ?
Young Man sera la suite logique de Boy. La plupart des chansons sont écrites, mais je dois encore affiner les paroles et réfléchir au son que je veux leur donner. Le concept des deux disques est très similaire, mais j’aimerais que le prochain reflète une période plus mature de la vie. Cela dit, ce n’est pas pour tout de suite.
Quelles sont tes attentes pour les prochains mois ?
Faire le plus de concerts possibles, m’améliorer au fur et à mesure, rencontrer plein d’autres musiciens, et faire la promo de Boy à travers l’Europe. Ah oui, et devenir une flèche en français aussi…
Tu iras voir le concert de Panda Bear au Cabaret Sauvage ?
Bien sûr ! J’ai hâte d’y être (ndlr. effectivement, on a bel et bien croisé Colin là-bas).