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The Morning Benders - Hand Me Downs by tadpoleaudio
Tu as produit tout seul comme un grand le premier LP, mais pour Big Echo, tu as fait appel à Chris Taylor. Comment l'as-tu rencontré ?
Je l'ai rencontré il y a environ deux ans. Je l'ai contacté parce que j'étais un vrai fan de son travail, tant avec Grizzly Bear qu’en tant que producteur. À ma grande surprise, il m'a répondu en me confiant à quel point il adorait nos nouveaux morceaux (oui, j’avais envoyé une poignée de démos des futurs morceaux de Big Echo). On a ensuite sympathisé lors d’un concert que nous donnions à New York. À l’origine, j'avais un peu peur de collaborer avec quelqu'un d’extérieur parce que j’avais déjà une petite idée sur le travail de production que nous devions entreprendre. Je savais où je voulais aller et quelles directions mes chansons, qui me sont si précieuses, ne devaient pas emprunter. Au final, je trouve que ça s'est parfaitement bien boutiqué. Comme je te le disais, on l'a enregistré à San Francisco et jusque-là, c'est moi qui avais produit l'album. Nous avions déjà réalisé notre part du boulot. C'est seulement après que Chris Taylor s'est impliqué dans la production, en mixant le tout et en nous aidant à peaufiner un tas de choses. Chris a su nous guider.
Au fait, comment se fait-il que Big Echo soit sorti si tardivement en Europe ? Ça ne t’embête pas ?
Honnêtement, ce n'était pas du tout mon choix. (Rires.) J'aurais souhaité que le disque paraisse en même temps en Europe, mais ça fait partie des aléas de la vie de label. Parfois tu dois te plier à certaines contraintes de calendrier. Mais c'est cool qu'il sorte au beau milieu de l'été chez vous, ça peut jouer en sa faveur.
Et que symbolisait cette signature chez Rough Trade ?
C'est exactement le genre de label que nous recherchions. Une maison de disques qui soit assez importante pour nous ouvrir des portes. C'est génial de pouvoir être sur une structure qui existe depuis si longtemps et qui a accueilli des groupes aussi mythiques que The Smiths. (Sourire.) C'est à la fois surréaliste et super excitant. Mais en même temps, c'est important qu'il ne soit pas trop grand, histoire de nous laisser une certaine marge de manœuvre, de pouvoir travailler avec des gens qui comprennent et soutiennent notre démarche. Des personnes avec qui on parle avant d'agir. C'était crucial pour nous de pouvoir garder la main sur le fruit de notre labeur.
Quels groupes contemporains t'ont éventuellement influencé pour faire Big Echo ?
Pfiou ! Il y en a une palanquée. Tiens, j'ai beaucoup écouté The Radio Dept. par exemple. Pas le nouvel album, qui n'était pas encore sorti, mais Lesser Matters, auquel j’ai été accroc assez longtemps. Ce n'est pas très récent mais j'ai également pas mal écouté l’ultime disque de Blur, Think Tank. Honnêtement, je ne suis pas fana fana de Blur, mais cet album est tellement particulier. C'est dingue de voir un groupe se réinventer à ce point en faire quelque chose d’aussi différent d'un effort à l'autre. Ce côté légèrement aventureux a sans doute influencé les Morning Benders à l’heure d’engendrer Big Echo. Sinon… Les Dirty Projectors ! J'aime beaucoup.
Comment se déroule votre première tournée européenne ?
Oh, c'est super sympa pour l’instant. On vit des moments d’autant plus chouettes que nous avions vraiment besoin de changer d'air. Notre tournée américaine était nickel chrome mais c'est très différent ici. Ça fait du bien de rencontrer des gens d’une autre culture. En Europe, nous nous retrouvons à faire un concert dans un pays nouveau presque chaque soir, et c'est une sensation inédite sans cesse renouvelée. Cela permet de rendre la tournée moins ennuyeuse. On a beau joué de la même manière, le public réagit toujours différemment.
Selon toi, quel serait l'endroit idéal pour écouter Big Echo ?
Il faut l'écouter dans un endroit où tu peux rester posé du début à la fin sans être dérangé, au casque et sur un vinyle de préférence. Le principal est de l'écouter dans de bonnes conditions, histoire de se rendre compte de tous les sons qui foisonnent. L'idéal serait d'être sur une terrasse, en scrutant passivement l'océan. (Rires.)
Comment vois-tu l'avenir de The Morning Benders ?
Essayer de nous renouveler le plus possible. Continuer à faire de la musique. Voilà ce qui compte le plus pour nous. (Sourire.)
Tu as produit tout seul comme un grand le premier LP, mais pour Big Echo, tu as fait appel à Chris Taylor. Comment l'as-tu rencontré ?
Je l'ai rencontré il y a environ deux ans. Je l'ai contacté parce que j'étais un vrai fan de son travail, tant avec Grizzly Bear qu’en tant que producteur. À ma grande surprise, il m'a répondu en me confiant à quel point il adorait nos nouveaux morceaux (oui, j’avais envoyé une poignée de démos des futurs morceaux de Big Echo). On a ensuite sympathisé lors d’un concert que nous donnions à New York. À l’origine, j'avais un peu peur de collaborer avec quelqu'un d’extérieur parce que j’avais déjà une petite idée sur le travail de production que nous devions entreprendre. Je savais où je voulais aller et quelles directions mes chansons, qui me sont si précieuses, ne devaient pas emprunter. Au final, je trouve que ça s'est parfaitement bien boutiqué. Comme je te le disais, on l'a enregistré à San Francisco et jusque-là, c'est moi qui avais produit l'album. Nous avions déjà réalisé notre part du boulot. C'est seulement après que Chris Taylor s'est impliqué dans la production, en mixant le tout et en nous aidant à peaufiner un tas de choses. Chris a su nous guider.
Au fait, comment se fait-il que Big Echo soit sorti si tardivement en Europe ? Ça ne t’embête pas ?
Honnêtement, ce n'était pas du tout mon choix. (Rires.) J'aurais souhaité que le disque paraisse en même temps en Europe, mais ça fait partie des aléas de la vie de label. Parfois tu dois te plier à certaines contraintes de calendrier. Mais c'est cool qu'il sorte au beau milieu de l'été chez vous, ça peut jouer en sa faveur.
Et que symbolisait cette signature chez Rough Trade ?
C'est exactement le genre de label que nous recherchions. Une maison de disques qui soit assez importante pour nous ouvrir des portes. C'est génial de pouvoir être sur une structure qui existe depuis si longtemps et qui a accueilli des groupes aussi mythiques que The Smiths. (Sourire.) C'est à la fois surréaliste et super excitant. Mais en même temps, c'est important qu'il ne soit pas trop grand, histoire de nous laisser une certaine marge de manœuvre, de pouvoir travailler avec des gens qui comprennent et soutiennent notre démarche. Des personnes avec qui on parle avant d'agir. C'était crucial pour nous de pouvoir garder la main sur le fruit de notre labeur.
Quels groupes contemporains t'ont éventuellement influencé pour faire Big Echo ?
Pfiou ! Il y en a une palanquée. Tiens, j'ai beaucoup écouté The Radio Dept. par exemple. Pas le nouvel album, qui n'était pas encore sorti, mais Lesser Matters, auquel j’ai été accroc assez longtemps. Ce n'est pas très récent mais j'ai également pas mal écouté l’ultime disque de Blur, Think Tank. Honnêtement, je ne suis pas fana fana de Blur, mais cet album est tellement particulier. C'est dingue de voir un groupe se réinventer à ce point en faire quelque chose d’aussi différent d'un effort à l'autre. Ce côté légèrement aventureux a sans doute influencé les Morning Benders à l’heure d’engendrer Big Echo. Sinon… Les Dirty Projectors ! J'aime beaucoup.
Comment se déroule votre première tournée européenne ?
Oh, c'est super sympa pour l’instant. On vit des moments d’autant plus chouettes que nous avions vraiment besoin de changer d'air. Notre tournée américaine était nickel chrome mais c'est très différent ici. Ça fait du bien de rencontrer des gens d’une autre culture. En Europe, nous nous retrouvons à faire un concert dans un pays nouveau presque chaque soir, et c'est une sensation inédite sans cesse renouvelée. Cela permet de rendre la tournée moins ennuyeuse. On a beau joué de la même manière, le public réagit toujours différemment.
Selon toi, quel serait l'endroit idéal pour écouter Big Echo ?
Il faut l'écouter dans un endroit où tu peux rester posé du début à la fin sans être dérangé, au casque et sur un vinyle de préférence. Le principal est de l'écouter dans de bonnes conditions, histoire de se rendre compte de tous les sons qui foisonnent. L'idéal serait d'être sur une terrasse, en scrutant passivement l'océan. (Rires.)
Comment vois-tu l'avenir de The Morning Benders ?
Essayer de nous renouveler le plus possible. Continuer à faire de la musique. Voilà ce qui compte le plus pour nous. (Sourire.)