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Il est enfin sorti
dans nos contrées ce fameux Big Echo
dont on parle tant depuis des mois. Pour fêter ça, les quatre Californiens sont
venus se frotter à la chaleur du Nouveau Casino (Paris), jeudi dernier, le
temps d'un concert à la hauteur de nos espérances. Maître d'œuvre incontestable
de ce foutu feu d'artifice mélodique, aussi bien à l'aise dans l'art d'envoler
les c(h)œurs que dans celui de tenir le stand marketing, le fringant Chris Chu s'est confié à nous dès le lendemain pour revenir sur les
premières heures, évoquer sa Californie natale et son environnement
estudiantin middle-class, et dévoiler les secrets de fabrication de ce deuxième
album. Parole à l'ambitieux leader de The Morning Benders. [Entrevue
Sébastien Jenvrin].
The Morning Benders - Excuses by flavatadpole
Magicrpm.com : Au tout début, tu étais l'unique membre des Morning Benders. Comment ce projet solo s'est-il progressivement transformé en aventure collective ?
Chris Chu : Tout a débuté quand j'ai commencé à composer sérieusement des chansons. Même si je n'avais pas de groupe et qu'aucun membre ne m'avait encore rejoint, les morceaux que je bidouillais étaient déjà conditionnés par mes formations favorites, comme les Beatles, The Beach Boys, ou même Neil Young et Bob Dylan. Petit à petit, j'ai tranquillement cherché les personnes qui pourraient m'entourer. Ça a pris un peu de temps pour trouver la formule actuelle, mais en 2008, ça s'est précisé et on a sorti notre premier album. Les choses suivent leur petit bonhomme de chemin depuis, avec notamment ce nouveau disque aujourd’hui.
Comment as-tu rencontré les autres membres ?
On s'est tous connus à Berkeley. J’étais à la fac là-bas et j'y ai fait un tas de rencontres, c'était la première fois que je quittais le foyer familial. Mon frère a aussi rejoint la bande. Lui je le connais depuis longtemps ! (Rires.)
Es-tu le seul compositeur ou est-ce arrivé que quelqu’un d’autre te file un coup de main ?
C'est moi qui compose toutes les chansons. C'est ainsi depuis le départ et ça n'a jamais changé.
Dans ce cas, quel est le rôle de tes collègues ?
Ça dépend des chansons. De manière générale, pendant l'enregistrement, chacun est concentré sur sa partie. Parfois, quand je compose, j’ai ces parties bien précisément en tête. Pour Promises, par exemple, le riff de guitare et la ligne de basse étaient quasiment écrits à l'avance. Mais d'autres morceaux ont émergé de manière plus abstraite. J'avais alors une vague idée des paroles et de la mélodie, et ça s'est ajusté en jouant avec le groupe.
Où puises-tu l'inspiration à l’heure de composer ?
Partout. Tout autour de moi. Dans l'air. Quand je suis en tournée, je n'ai pas trop le temps d'écrire. Mais dès que je rentre au bercail, une fois que j'ai digéré tout ce qui m'est arrivé, je me mets au turbin. Généralement, ça coule de source. Je m'inspire de toutes les rencontres que j'ai pu faire et des endroits où j'ai bourlingué.
Te rappelles-tu à quoi ressemblait ta première chanson ?
La plupart sont sur l’album inaugural, c'était vraiment la première fois que je m'attelais à la tâche. Je crois que la toute première composition du lot est Grain Of Salt, qui est présente sur notre Ep autoproduit. En fait, c'est la deuxième que j'ai composée. La première, je l'ai balancée aux ordures, je m’en souviens très bien.
Comment c'était d'écrire pour la première fois ?
Balèze. C'est pour cette raison que j'ai tardé à m'y mettre. Ça faisait un bout de temps que je composais des bribes de morceaux mais je ne parvenais jamais à achever ce que j'entreprenais. Je me souviens de la première fois où j'ai enfin réussi à boutiquer un titre de A à Z. Je me rappelle m'être dit un truc du genre : "ouf, ça y est j'y suis arrivé, j’en suis venu à bout". (Sourire.) Aujourd'hui, fort heureusement, j'ai beaucoup moins la pression. Ça vient plus naturellement.
Comment les premiers Ep’s et le premier album, Talking Through Tin Cans, ont-ils été reçus aux Etats-Unis ?
Plutôt bien. On a laissé faire les choses histoire de voir ce qui se passait spontanément. Ça ne nous disait rien de forcer le public ou les journalistes à écouter ce qu'on faisait, du genre : "allez quoi, chroniquez notre album !". Ce n'est pas la bonne manière pour que ça marche. Pour ma part, les artistes que je découvre le sont très souvent à la suite d'une démarche personnelle. Je n'aime pas qu'on m'impose quelque chose. Disons qu’on s'est laissé déflorer progressivement… Ça a bien marché d’ailleurs puisque quelque chose a changé avec ce deuxième essai, beaucoup plus de personnes ont été mises au parfum et ont réagi en conséquence.
En 2008, vous avez fait un LP digital uniquement basé sur des reprises, que vous avez offert en téléchargement. Comment avez-vous eu l'idée de faire ça ?
C'était une sorte d'entraînement, et la première fois que j'essayais d'enregistrer moi-même. J'avais un peu de matos chez moi pour réaliser quelques démos. Le but était d'apprendre à enregistrer, et j'avais besoin de chansons pour cela, alors je l'ai fait avec celles que je connaissais bien et qui me bottaient vraiment.
The Morning Benders - Excuses by flavatadpole
Magicrpm.com : Au tout début, tu étais l'unique membre des Morning Benders. Comment ce projet solo s'est-il progressivement transformé en aventure collective ?
Chris Chu : Tout a débuté quand j'ai commencé à composer sérieusement des chansons. Même si je n'avais pas de groupe et qu'aucun membre ne m'avait encore rejoint, les morceaux que je bidouillais étaient déjà conditionnés par mes formations favorites, comme les Beatles, The Beach Boys, ou même Neil Young et Bob Dylan. Petit à petit, j'ai tranquillement cherché les personnes qui pourraient m'entourer. Ça a pris un peu de temps pour trouver la formule actuelle, mais en 2008, ça s'est précisé et on a sorti notre premier album. Les choses suivent leur petit bonhomme de chemin depuis, avec notamment ce nouveau disque aujourd’hui.
Comment as-tu rencontré les autres membres ?
On s'est tous connus à Berkeley. J’étais à la fac là-bas et j'y ai fait un tas de rencontres, c'était la première fois que je quittais le foyer familial. Mon frère a aussi rejoint la bande. Lui je le connais depuis longtemps ! (Rires.)
Es-tu le seul compositeur ou est-ce arrivé que quelqu’un d’autre te file un coup de main ?
C'est moi qui compose toutes les chansons. C'est ainsi depuis le départ et ça n'a jamais changé.
Dans ce cas, quel est le rôle de tes collègues ?
Ça dépend des chansons. De manière générale, pendant l'enregistrement, chacun est concentré sur sa partie. Parfois, quand je compose, j’ai ces parties bien précisément en tête. Pour Promises, par exemple, le riff de guitare et la ligne de basse étaient quasiment écrits à l'avance. Mais d'autres morceaux ont émergé de manière plus abstraite. J'avais alors une vague idée des paroles et de la mélodie, et ça s'est ajusté en jouant avec le groupe.
Où puises-tu l'inspiration à l’heure de composer ?
Partout. Tout autour de moi. Dans l'air. Quand je suis en tournée, je n'ai pas trop le temps d'écrire. Mais dès que je rentre au bercail, une fois que j'ai digéré tout ce qui m'est arrivé, je me mets au turbin. Généralement, ça coule de source. Je m'inspire de toutes les rencontres que j'ai pu faire et des endroits où j'ai bourlingué.
Te rappelles-tu à quoi ressemblait ta première chanson ?
La plupart sont sur l’album inaugural, c'était vraiment la première fois que je m'attelais à la tâche. Je crois que la toute première composition du lot est Grain Of Salt, qui est présente sur notre Ep autoproduit. En fait, c'est la deuxième que j'ai composée. La première, je l'ai balancée aux ordures, je m’en souviens très bien.
Comment c'était d'écrire pour la première fois ?
Balèze. C'est pour cette raison que j'ai tardé à m'y mettre. Ça faisait un bout de temps que je composais des bribes de morceaux mais je ne parvenais jamais à achever ce que j'entreprenais. Je me souviens de la première fois où j'ai enfin réussi à boutiquer un titre de A à Z. Je me rappelle m'être dit un truc du genre : "ouf, ça y est j'y suis arrivé, j’en suis venu à bout". (Sourire.) Aujourd'hui, fort heureusement, j'ai beaucoup moins la pression. Ça vient plus naturellement.
Comment les premiers Ep’s et le premier album, Talking Through Tin Cans, ont-ils été reçus aux Etats-Unis ?
Plutôt bien. On a laissé faire les choses histoire de voir ce qui se passait spontanément. Ça ne nous disait rien de forcer le public ou les journalistes à écouter ce qu'on faisait, du genre : "allez quoi, chroniquez notre album !". Ce n'est pas la bonne manière pour que ça marche. Pour ma part, les artistes que je découvre le sont très souvent à la suite d'une démarche personnelle. Je n'aime pas qu'on m'impose quelque chose. Disons qu’on s'est laissé déflorer progressivement… Ça a bien marché d’ailleurs puisque quelque chose a changé avec ce deuxième essai, beaucoup plus de personnes ont été mises au parfum et ont réagi en conséquence.
En 2008, vous avez fait un LP digital uniquement basé sur des reprises, que vous avez offert en téléchargement. Comment avez-vous eu l'idée de faire ça ?
C'était une sorte d'entraînement, et la première fois que j'essayais d'enregistrer moi-même. J'avais un peu de matos chez moi pour réaliser quelques démos. Le but était d'apprendre à enregistrer, et j'avais besoin de chansons pour cela, alors je l'ai fait avec celles que je connaissais bien et qui me bottaient vraiment.