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En Ontario, on danse encore le disco. Pas celui de papy, mais sa version moderne, inquiétante, mystérieuse et toujours sensuelle, fruit d’un sacré tour de The Magic. Comme si John Maus était sorti du chapeau de Moroder.
[Article et interview Estelle Chardac].
Geordie Gordon : chant, guitare, clavier.
Evan Gordon : basse.
Sylvie Smith : chant, clavier.
Tim Bruton & Jordan Howard : guitare.
Aaron Curtis : batterie.
Andrew Collins : saxophone.
Tous ces gens jouent ou ont joué dans d’autres groupes comme Islands, The Skeletones Four, Sad Clowns, Barmitzvah Brothers, Evening Hymns, The Salt Lick Kids, Human Highway, The Burning Hell, Habitat, The D'Urbervilles…
Vous vous appelez The Magic. Nous aussi. On n’est pas les seuls mais c’est quoi votre excuse, à vous ? Geordie Gordon :
On espérait que le mot “magic” devienne le nouveau “cool”. Les gens l’utiliseraient pour exprimer leur affection. Je pense aussi que la musique et la magie sont toutes deux spéciales et intangibles.
Trois non-influences de The Magic ?
Sonic Youth, les skateboards, l’herbe.
Que fais-tu et pourquoi le fais-tu ?
J’essaie de m’inscrire dans une longue tradition pop, en écrivant des chansons simples, accessibles et honnêtes, et surtout pas noisy ou rentre-dedans. Je le fais parce que j’aime les vieux trucs et que je goûte peu ce qui se fait aujourd’hui.
Racontez-moi la légende de ce groupe. Et maintenant la vérité.
J’ai rêvé que j’étais sur un lit d’hopital, relié à un ventilateur qui était en réalité un synthétiseur modulaire géant. Rick James et Quincy Jones se penchaient au-dessus de moi et me disaient : “Il te reste deux semaines à vivre et ta seule façon de guérir est de créer le groupe le plus funky et incroyable du monde. Il devra s’appeler THE MAGIC”. Là, je me suis réveillé. La vérité, maintenant : je participais à trop de groupes qui s’adonnaient à des genres très spécifiques. Or je voulais un projet qui résume tout ce que j’aime, sans qu’il se cantonne toutefois à ma seule personne. J’ai commencé par des démos sur un quatre-pistes puis j’ai recruté mon groupe.
Ça se tire les cheveux entre frères ?
Mon frérot et moi, on s’adore. Côté boulot, ça se passe vite et bien. On compose tous les morceaux ensemble dans le studio de notre père, avant de faire intervenir les autres. Mais Evan est plus branché ordinateur que moi.
Doit-on accuser Islands de vous avoir retardés dans l’élaboration de votre premier album ?
La tournée, peut-être, oui… Avec mon frère Evan, on saute toujours à pieds joints quand Nick Thoburn nous invite sur la route, en plus cela permet de voyager. C’est plus simple que de s’atteler à un disque sans savoir si quiconque le sortira un jour. Et puis je déteste finir les choses, je laisse ça à d’autres. Mais là, j’ai remis un album en branle et simplifié mon écriture. J’ai l’impression que cela devrait accélerer le bazar.
Uniformes de marin, nœuds pap’ et masques sont vos accessoires réguliers sur scène. Trouvez-vous que la plupart des groupes manquent de pep’s dans cet exercice ?
Il me semble essentiel pour les musiciens de rendre le spectacle un peu spécial. J’ai aussi besoin de me débarrasser de mes habits du quotidien pour entrer dans mon moi scénique !
Do you believe in The Magic?
Abracadabra!
[Article et interview Estelle Chardac].
Geordie Gordon : chant, guitare, clavier.
Evan Gordon : basse.
Sylvie Smith : chant, clavier.
Tim Bruton & Jordan Howard : guitare.
Aaron Curtis : batterie.
Andrew Collins : saxophone.
Tous ces gens jouent ou ont joué dans d’autres groupes comme Islands, The Skeletones Four, Sad Clowns, Barmitzvah Brothers, Evening Hymns, The Salt Lick Kids, Human Highway, The Burning Hell, Habitat, The D'Urbervilles…
Vous vous appelez The Magic. Nous aussi. On n’est pas les seuls mais c’est quoi votre excuse, à vous ? Geordie Gordon :
On espérait que le mot “magic” devienne le nouveau “cool”. Les gens l’utiliseraient pour exprimer leur affection. Je pense aussi que la musique et la magie sont toutes deux spéciales et intangibles.
Trois non-influences de The Magic ?
Sonic Youth, les skateboards, l’herbe.
Que fais-tu et pourquoi le fais-tu ?
J’essaie de m’inscrire dans une longue tradition pop, en écrivant des chansons simples, accessibles et honnêtes, et surtout pas noisy ou rentre-dedans. Je le fais parce que j’aime les vieux trucs et que je goûte peu ce qui se fait aujourd’hui.
Racontez-moi la légende de ce groupe. Et maintenant la vérité.
J’ai rêvé que j’étais sur un lit d’hopital, relié à un ventilateur qui était en réalité un synthétiseur modulaire géant. Rick James et Quincy Jones se penchaient au-dessus de moi et me disaient : “Il te reste deux semaines à vivre et ta seule façon de guérir est de créer le groupe le plus funky et incroyable du monde. Il devra s’appeler THE MAGIC”. Là, je me suis réveillé. La vérité, maintenant : je participais à trop de groupes qui s’adonnaient à des genres très spécifiques. Or je voulais un projet qui résume tout ce que j’aime, sans qu’il se cantonne toutefois à ma seule personne. J’ai commencé par des démos sur un quatre-pistes puis j’ai recruté mon groupe.
Ça se tire les cheveux entre frères ?
Mon frérot et moi, on s’adore. Côté boulot, ça se passe vite et bien. On compose tous les morceaux ensemble dans le studio de notre père, avant de faire intervenir les autres. Mais Evan est plus branché ordinateur que moi.
Doit-on accuser Islands de vous avoir retardés dans l’élaboration de votre premier album ?
La tournée, peut-être, oui… Avec mon frère Evan, on saute toujours à pieds joints quand Nick Thoburn nous invite sur la route, en plus cela permet de voyager. C’est plus simple que de s’atteler à un disque sans savoir si quiconque le sortira un jour. Et puis je déteste finir les choses, je laisse ça à d’autres. Mais là, j’ai remis un album en branle et simplifié mon écriture. J’ai l’impression que cela devrait accélerer le bazar.
Uniformes de marin, nœuds pap’ et masques sont vos accessoires réguliers sur scène. Trouvez-vous que la plupart des groupes manquent de pep’s dans cet exercice ?
Il me semble essentiel pour les musiciens de rendre le spectacle un peu spécial. J’ai aussi besoin de me débarrasser de mes habits du quotidien pour entrer dans mon moi scénique !
Do you believe in The Magic?
Abracadabra!