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Different Activities, Similar Diversions est-il déjà de l’histoire ancienne pour vous ?
Matt : C’est vrai que la matière du LP est plutôt vieille : il y a le premier morceau que j’ai écrit pour le groupe, le premier que nous avons enregistré à la maison, et le premier finalisé dans un vrai studio ! Il faut dire que la composition nous demande tellement de temps... Nous commençons à jouer les titres en live avant de les fignoler, et cela à tendance à ralentir leur réalisation. Par exemple, nous avons ce morceau, New Buildings, dans les cartons depuis des lustres, mais nous n’avons trouvé l'arrangement parfait que très récemment. Après, j'aime beaucoup jouer quelque chose d'inachevé devant des spectateurs, c'est un très bon test. D’ailleurs, nos nouvelles chansons, qui ont patienté dans leur coin pendant que nous finissions l'album, sont très excitées là, et nous aussi.
Il y a quelques arrangements. Comment les composez-vous ? Était-ce une volonté de ne pas trop en mettre ?
Matt : Nous écrivons ces parties avec les musiciens qui les jouent. Les cuivres ont été ajoutés avec parcimonie sur certaines chansons et pas d’autres essentiellement parce que j'essayais de capturer une ambiance que j'avais entendue sur un autre album. J'aime bien quand ces éléments apparaissent de manière sporadique, mais j'adorerais avoir un ensemble de cuivre sur scène... et virer les musiciens à la moindre fausse note !
Le disque fait montre d’éclectisme, depuis les tubes krautrock jusqu'aux ballades mélancoliques.
Matt : Nous avons tous des gouts différents et c'est très important pour nous d’explorer plusieurs directions. C’est le reflet de nos goûts personnels et d’une envie commune plus que le résultat d’un conflit entre les influences de chacun. Je détesterais écouter la même chose en boucle sur toute la longueur d'un LP.
Définissez la pop song parfaite. Et donnez-nous des exemples.
Matt : Tu ne peux pas la définir, c'est pour ça qu'elle est parfaite ! The Tears Of A Clown de Smokey Robinson & The Miracles est un excellent exemple.
Ben : En ce qui me concerne, je dirais Wichita Lineman de Glen Campbell.
Matt : Et s'il en faut une autre : Outdoor Miner de Wire.
Le titre de votre album vient des paroles du single Activity, sorti l'année dernière.
Matt : C'est une phrase mystérieuse que tu peux interpréter à ta sauce, ce qui est parfait pour un titre. Et puis, d'une certaine manière, elle décrit bien notre façon de travailler et d'agir en tant que groupe.
Quel est votre chanson favorite sur le disque ?
Matt : Je dirais No Memories, No Plans, parce qu'elle exprime parfaitement le sentiment dont je voulais l’imprégner. Encore aujourd'hui, alors qu'elle a été composée il y a sept ans.
Vous avez sorti Different Activities... à prix libre sur votre page Bandcamp. Pourquoi ?
Matt : C'était une idée de Ben. Nous avons discuté ensemble de la parution de l’œuvre et même si nous ne voulions pas la refiler, nous avions l'impression d'être... des modestes. Nous imaginions que peu de gens allaient l'acheter. Agir ainsi était donc un excellent compromis et la réponse du public a d’ailleurs été très positive. Bon, c’est pas In Rainbows non plus hein ! Mais ça fait plaisir de savoir que pas mal de gens écoutent le produit d’une telle somme de travail. Beaucoup plus de groupes devraient faire de même selon moi. C’est marrant quoi : nous n'essayons pas de vivre de notre musique – Lewis et moi sommes graphistes, Gareth travaille dans une B.U – alors ça nous va (à peu près) si les gens préfèrent prendre la musique et se tirer sans payer. Mais nous ne voulions pas que ça soit totalement gratuit : ce sera pour quand nous enregistrerons notre musique pour pas un rond !
J'aimerais bien éditer l’album sur un format physique cela dit, mais vu le temps que ça va prendre, je pense que nous aurons sorti autre chose d'ici là... Nous avions évoqué l'idée de presser des CD’s, mais nous ne voulions pas nous retrouver avec des tas de rondelles qui trainent chez nous pendant des années en se foutant de notre gueule depuis leur boîtier. C'est la dure réalité pour celui qui veut sortir sa musique à notre époque. Cependant, Different Activities... paraîtra en bonne et due forme le 28 mars (toujours de façon digitale) sur le label Proper Songs, et restera en prix libre d'ici là.
Si vous aviez l'opportunité de signer sur le label de vos rêves, passé ou présent, lequel choisiriez-vous ?
Matt : Island Records dans les 70's irait très bien.
Vous n'avez pas l'air de faire beaucoup de concerts. Pourquoi ?
Matt : J'adore faire des concerts, mais ça demande beaucoup d'énergie et de temps, deux trucs qui se font rares chez nous ces temps-ci. Ceci dit, jouer en France serait un plaisir. D’ailleurs, la dernière fois que j'y suis passé, la soirée a dérapé et j'ai quelques excuses à présenter.
Different Activities, Similar Diversions est-il déjà de l’histoire ancienne pour vous ?
Matt : C’est vrai que la matière du LP est plutôt vieille : il y a le premier morceau que j’ai écrit pour le groupe, le premier que nous avons enregistré à la maison, et le premier finalisé dans un vrai studio ! Il faut dire que la composition nous demande tellement de temps... Nous commençons à jouer les titres en live avant de les fignoler, et cela à tendance à ralentir leur réalisation. Par exemple, nous avons ce morceau, New Buildings, dans les cartons depuis des lustres, mais nous n’avons trouvé l'arrangement parfait que très récemment. Après, j'aime beaucoup jouer quelque chose d'inachevé devant des spectateurs, c'est un très bon test. D’ailleurs, nos nouvelles chansons, qui ont patienté dans leur coin pendant que nous finissions l'album, sont très excitées là, et nous aussi.
Il y a quelques arrangements. Comment les composez-vous ? Était-ce une volonté de ne pas trop en mettre ?
Matt : Nous écrivons ces parties avec les musiciens qui les jouent. Les cuivres ont été ajoutés avec parcimonie sur certaines chansons et pas d’autres essentiellement parce que j'essayais de capturer une ambiance que j'avais entendue sur un autre album. J'aime bien quand ces éléments apparaissent de manière sporadique, mais j'adorerais avoir un ensemble de cuivre sur scène... et virer les musiciens à la moindre fausse note !
Le disque fait montre d’éclectisme, depuis les tubes krautrock jusqu'aux ballades mélancoliques.
Matt : Nous avons tous des gouts différents et c'est très important pour nous d’explorer plusieurs directions. C’est le reflet de nos goûts personnels et d’une envie commune plus que le résultat d’un conflit entre les influences de chacun. Je détesterais écouter la même chose en boucle sur toute la longueur d'un LP.
Définissez la pop song parfaite. Et donnez-nous des exemples.
Matt : Tu ne peux pas la définir, c'est pour ça qu'elle est parfaite ! The Tears Of A Clown de Smokey Robinson & The Miracles est un excellent exemple.
Ben : En ce qui me concerne, je dirais Wichita Lineman de Glen Campbell.
Matt : Et s'il en faut une autre : Outdoor Miner de Wire.
Le titre de votre album vient des paroles du single Activity, sorti l'année dernière.
Matt : C'est une phrase mystérieuse que tu peux interpréter à ta sauce, ce qui est parfait pour un titre. Et puis, d'une certaine manière, elle décrit bien notre façon de travailler et d'agir en tant que groupe.
Quel est votre chanson favorite sur le disque ?
Matt : Je dirais No Memories, No Plans, parce qu'elle exprime parfaitement le sentiment dont je voulais l’imprégner. Encore aujourd'hui, alors qu'elle a été composée il y a sept ans.
Vous avez sorti Different Activities... à prix libre sur votre page Bandcamp. Pourquoi ?
Matt : C'était une idée de Ben. Nous avons discuté ensemble de la parution de l’œuvre et même si nous ne voulions pas la refiler, nous avions l'impression d'être... des modestes. Nous imaginions que peu de gens allaient l'acheter. Agir ainsi était donc un excellent compromis et la réponse du public a d’ailleurs été très positive. Bon, c’est pas In Rainbows non plus hein ! Mais ça fait plaisir de savoir que pas mal de gens écoutent le produit d’une telle somme de travail. Beaucoup plus de groupes devraient faire de même selon moi. C’est marrant quoi : nous n'essayons pas de vivre de notre musique – Lewis et moi sommes graphistes, Gareth travaille dans une B.U – alors ça nous va (à peu près) si les gens préfèrent prendre la musique et se tirer sans payer. Mais nous ne voulions pas que ça soit totalement gratuit : ce sera pour quand nous enregistrerons notre musique pour pas un rond !
J'aimerais bien éditer l’album sur un format physique cela dit, mais vu le temps que ça va prendre, je pense que nous aurons sorti autre chose d'ici là... Nous avions évoqué l'idée de presser des CD’s, mais nous ne voulions pas nous retrouver avec des tas de rondelles qui trainent chez nous pendant des années en se foutant de notre gueule depuis leur boîtier. C'est la dure réalité pour celui qui veut sortir sa musique à notre époque. Cependant, Different Activities... paraîtra en bonne et due forme le 28 mars (toujours de façon digitale) sur le label Proper Songs, et restera en prix libre d'ici là.
Si vous aviez l'opportunité de signer sur le label de vos rêves, passé ou présent, lequel choisiriez-vous ?
Matt : Island Records dans les 70's irait très bien.
Vous n'avez pas l'air de faire beaucoup de concerts. Pourquoi ?
Matt : J'adore faire des concerts, mais ça demande beaucoup d'énergie et de temps, deux trucs qui se font rares chez nous ces temps-ci. Ceci dit, jouer en France serait un plaisir. D’ailleurs, la dernière fois que j'y suis passé, la soirée a dérapé et j'ai quelques excuses à présenter.