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Interpol, Marion, Bowie enfermé au garage, Joy Division en pleine séance d'aérobic... On a entendu pis que pendre dans les allées de la Maroquinerie ce jeudi 25 février, juste après le très attendu concert parisien de The Drums. Moins leste et plus sévère que sur leur irrésistible premier EP Summertime!, le quatuor a étonné son monde, laissant les uns sur le carreau, et les autres sur les fesses. [Compte-rendu et clichés déglingués par P'tit Dragon].

Saute petit tambourineur, saute ! Et le petit tambourineur sauta, mais pas tant que ça. Parce qu’en dehors de sa transformation en ressort dingo dès que résonnent les premières notes de Best Friend, Jacob Graham passe le reste de son temps à besogner sa guitare, l’air pénétré et le swing débraillé. Une posture tragicomique relayée avec un sérieux intenable par son acolyte de chanteur Jonathan Pierce, l’autre cheville ouvrière d’un quatuor qui, s’il exhale la naïveté primesautière sur disque, s’est transformé en électrisante turbine à emphase une fois monté sur les planches parisiennes.

Les roulis hyperboliques se mettent en branle dès l’entrée en scène, lorsque la formation se présente d’abord orpheline de son déclamateur, puis fait s’abattre une chape de cold sur une salle pourtant surchauffée. Dénué des habituelles choristes aptes à générer la béatitude vintage, mais muni d’une ribambelle de sons pré-enregistrés qui musclent les prétentions, The Drums perd gros en fraîcheur, mais décroche le pompon en terme de puissance de feu. De la formule rabâchée Sun + Factory = The Drums Records, il ne reste presque plus rien du premier élément.
Le blondinet Jonathan, avec ses allures de Ian Curtis béni de la crèche, monopolise l’attention, gigote tel un damné cutie-mongole, et exhorte haut et fort. Lorsque la mélodie carillonne et les vocalises ondulent, on pense un brin à Robert Smith et à The Cure (Submarine). Sinon, en gros, c’est Morrissey coupé au bol et surexcité. JP, qui paraît effectivement s’épuiser au fil des minutes, dit qu’ils n’ont plus dormi depuis trois jours. Il ne racontera pas grand-chose d’autres, en dehors de remerciements robotiques, et d’un “you’re our best fans ever” sorti d’on ne sait où.

Si leur amitié a germé dans un camp de vacances, à l’aube de ce show au cordeau, Jacob & Jonhatan ont clairement choisi le leur : adieu la tendresse d’un gentil parcours indie tourné vers le mélomane sensible et affûté, bonjour les froufrous glorieux d’une carrière qui ramasse l’auditeur à la pelle. Sous leur dehors de crétins béats, ils mènent leur affaire avec un doigté diabolique.

La collection de lauriers a d’ailleurs déjà commencé. Une tournée européenne sold-out, un NME Award du meilleur espoir, les louanges d’Hedi Slipman - le super-héros des photographes -, et une session de couve pour un magazine féminin français juste avant cette Maroquinerie aux allures de robuste rodage. En juin, leur cold-wave de gymnasium, leur retro-pop raide comme la poutre, moulinera à plein sur un premier album que l’on pressent remarquable, à en juger par les quelques nouvelles chansons entendues ce jeudi.

Comme si The Drums élevait ses ambitions en étant persuadé que les hauteurs de plafond suivront, histoire d’éviter l’assommoir à un petit tambourineur appelé à bondir de plus en plus fort.

Saute petit tambourineur, saute ! Et le petit tambourineur sauta, mais pas tant que ça. Parce qu’en dehors de sa transformation en ressort dingo dès que résonnent les premières notes de Best Friend, Jacob Graham passe le reste de son temps à besogner sa guitare, l’air pénétré et le swing débraillé. Une posture tragicomique relayée avec un sérieux intenable par son acolyte de chanteur Jonathan Pierce, l’autre cheville ouvrière d’un quatuor qui, s’il exhale la naïveté primesautière sur disque, s’est transformé en électrisante turbine à emphase une fois monté sur les planches parisiennes.

Les roulis hyperboliques se mettent en branle dès l’entrée en scène, lorsque la formation se présente d’abord orpheline de son déclamateur, puis fait s’abattre une chape de cold sur une salle pourtant surchauffée. Dénué des habituelles choristes aptes à générer la béatitude vintage, mais muni d’une ribambelle de sons pré-enregistrés qui musclent les prétentions, The Drums perd gros en fraîcheur, mais décroche le pompon en terme de puissance de feu. De la formule rabâchée Sun + Factory = The Drums Records, il ne reste presque plus rien du premier élément.
Le blondinet Jonathan, avec ses allures de Ian Curtis béni de la crèche, monopolise l’attention, gigote tel un damné cutie-mongole, et exhorte haut et fort. Lorsque la mélodie carillonne et les vocalises ondulent, on pense un brin à Robert Smith et à The Cure (Submarine). Sinon, en gros, c’est Morrissey coupé au bol et surexcité. JP, qui paraît effectivement s’épuiser au fil des minutes, dit qu’ils n’ont plus dormi depuis trois jours. Il ne racontera pas grand-chose d’autres, en dehors de remerciements robotiques, et d’un “you’re our best fans ever” sorti d’on ne sait où.

Si leur amitié a germé dans un camp de vacances, à l’aube de ce show au cordeau, Jacob & Jonhatan ont clairement choisi le leur : adieu la tendresse d’un gentil parcours indie tourné vers le mélomane sensible et affûté, bonjour les froufrous glorieux d’une carrière qui ramasse l’auditeur à la pelle. Sous leur dehors de crétins béats, ils mènent leur affaire avec un doigté diabolique.

La collection de lauriers a d’ailleurs déjà commencé. Une tournée européenne sold-out, un NME Award du meilleur espoir, les louanges d’Hedi Slipman - le super-héros des photographes -, et une session de couve pour un magazine féminin français juste avant cette Maroquinerie aux allures de robuste rodage. En juin, leur cold-wave de gymnasium, leur retro-pop raide comme la poutre, moulinera à plein sur un premier album que l’on pressent remarquable, à en juger par les quelques nouvelles chansons entendues ce jeudi.

Comme si The Drums élevait ses ambitions en étant persuadé que les hauteurs de plafond suivront, histoire d’éviter l’assommoir à un petit tambourineur appelé à bondir de plus en plus fort.