Pendant que leur EP inaugural passait
largement inaperçu, le quintette londonien s’est éclipsé pendant deux ans pour
mieux agencer ses mélodies sibyllines et laisser mûrir ses influences.
Désormais bardé d’une indéfectible carcasse, Still Corners tapote aux portes de
la gloire... et à celles du Midi Festival Hiver, qui leur ouvrira les portes le vendredi 10 décembre. [Entretien Fabien Le Gourrierec].
D’où venez-vous et comment
vous êtes-vous rencontrés ?
Nous venons de différentes villes : Londres, Austin
et Brisbane. Nous nous sommes majoritairement rencontrés à Londres il y a quelques
années, avant que le groupe ne commence à prendre forme.
Il paraît que votre nom
provient d’un poème de Robert Frost. Pouvez-vous nous en dire plus sur les
multiples influences qui parcourent la musique de Still Corners ?
Ça fait un bon bout de temps que je lis Robert Frost,
j’aime beaucoup sa vision du monde rural et de la nature en général. Ce sujet
que j’ai pu retrouver dans des documentaires comme Microcosmos (1996) et quelques trucs de David Attenborough
m’intéresse énormément. J’essaye de capturer ces sensations et de les traduire
en musique, comme ces instants anodins à marcher à travers les bois ou
parcourir les étendues champêtres de cette bonne vieille Angleterre. On essaye
aussi de fonctionner de la même manière pour les projections que nous utilisons
durant nos concerts.
Quelles sont les trois
choses qui n’ont pas influencé Still Corners ? Les Dents De La Mer 3, la mayonnaise et les émissions
télévisées.
The New Lines (le groupe
d’Hewson Chen, ancien chanteur de Vitesse) trône en première place de vos amis sur
MySpace. En quoi vous sentez-vous proches de leur musique ? The New Lines est un groupe fantastique, ça fait quelques
années que je le suis de près. Les chansons sont magnifiques. Hewson Chen est
probablement l’un de mes chanteurs préférés aux côtés de Colin Blunstone, et
leur batteur Michael Donofrio possède un style qui relève de l’excellence.
Que s’est-il passé depuis
la sortie de votre premier EP en 2008 ?
Depuis Remember
Pepper? ? Je me suis mis à écouter des tonnes de choses différentes, et
notre son a naturellement évolué. Quand tu commences à diversifier ton rapport
avec la musique et ta façon de l’écouter, tes chansons varient en conséquence.
Que concoctez-vous
actuellement ?
On a un nouveau single,Don’t
Fall In Love, qui vient de paraître et on travaille sur notre premier album
qu’on espère finir avant l’été.
Quel regard portez-vous
sur la blogosphère et des groupes qui émergent grâce au 2.0 ?
Je trouve que c’est une bonne chose, les blogs sont très
réactifs et savent appuyer puis mettre en valeur toute ces formidables
nouvelles musiques. C’est par l’intermédiaire des blogs que nous avons
découvert Washed Out et Twin Sister, deux groupes qu’on aime énormément.
Don’t
Fall In Love, History
Of Love, French Kiss. L’amour
semble être un thème récurrent…
Ah, l’amour est un vaste sujet. Qu’est-ce ? Comment ça
fonctionne ? Don’t Fall In Love
essaye d’expliquer tout ce que l’amour n’est pas, ça n’est pas une obsession.
Ne pas tomber amoureux, c’est ignorer un certain nombre de choses.
Posez-moi la dernière
question.
Pourquoi le pain est-il plus savoureux en France qu’en
Angleterre ?