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Entrevue - 08/02/2010 de Shimmering Stars

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À Vancouver, un quatuor céleste a entrepris de faire grésiller les enceintes du wall of sound. La sève réverbérée comme armature providentielle, Rory McClure et ses étoiles brocardent la pop bienséante en y insufflant un vent de modernité. Comme si The Everly Brothers vocalisait dans le goulot de Paul Westerberg. [Interview Fabien Le Gourrierec]



Sun's Going Down


Quelles qualités faut-il avoir pour être un Shimmering Star ?
Eh bien, c’est très simple : vous devez être une boule de plasma luminescente et émettre de la lumière de manière scintillante. Vous êtes conscients qu’il y a des millions d’autres étoiles, mais il y a quelque chose de spécial dans votre manière d’étinceler. C’est en vous remarquant que les gens sain d’esprit s’écrieront : “Regarde comme cette étoile brille de mille feux !” Mais s’ils vous fixent trop longtemps, ils encourent des dommages rétiniens irréversibles.

D’où viens-tu et en quoi cela influence-t-il ta musique ?
Andrew et moi sommes originaires de Merritt, en Colombie-Britannique. Merritt s’est autoproclamée “capitale canadienne de la musique country”, c’est également la capitale des grossesses précoces… Du moins quand Andrew et moi y vivions encore (on n’est pas en couple, hein !). C’est une petite ville comme je les aime, toutes les personnes qui font de la musique jouent ensemble, même s’ils ne boxent pas dans la même catégorie. Pendant que je me nourrissais constamment de musique de qualité supérieure, je rattrapais Andrew de justesse alors qu’il se débattait au sein d’un groupe de reprise d’Enya. On vit à Vancouver à présent. Il y a énormément de bons groupes ici, mais on préfère faire notre trou à côté.

Que faites-vous en dehors de votre activité musicale ?
Je suis en bonne voie pour devenir finger-skater professionnel, et Andrew retouche des photos embarrassantes de ses amis et les placardes un peu partout en ville.

Quelles sont les trois choses qui n’ont pas influencé Shimmering Stars ?
1/ Chanter à la manière d’Eddie Vedder (pas encore).
2/ Les tranquillisants pour chevaux.
3/ Toute boisson coûtant plus de dix dollars.


Let It Be Me

Comment qualifierais-tu votre son ?
De la dream pop dépressive pour les cinglés et les cœurs brisés. On sonne comme des gamins qui auraient grandi en écoutant les Pixies et essaieraient de jouer de la pop des années 50.

Sur votre premier 45 tours, tu as enregistré deux chansons tout seul. Quelle est la différence entre enregistrer seul et en groupe ?
Avant que Shimmering Stars ne devienne un groupe, j’enregistrais tout moi-même dans le garage de mes parents. Ces enregistrements avaient un son vraiment particulier, caverneux, et j’aimais vraiment ça. L’endroit était parsemé d’outils et contenait un bruit de fond permanent. Après avoir commencé à jouer tous ensemble, on a enregistré quelques chansons en studio, mais on n’était pas vraiment content du résultat. Donc, nous sommes retournés faire les zouaves dans le garage et c’est là que le LP fut conçu.

Quels sont vos plans pour l’année à venir ?
On jouera à South By Southwest (SXSW), le festival à Austin, en mars prochain, et notre album inaugural devrait paraître au printemps, toujours sur Almost Musique. On va sûrement faire une tournée aussi, mais on n’a pas plus de détails pour l’instant. On aimerait vraiment prendre la route avec Wolf Nebula. À l’heure actuelle, le groupe n’a toujours pas répondu à notre appel.


Fabien Le Gourrierec
MAGIC RPM  #149

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