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VOLUME 3
ZD : Nous l’évoquions à l’instant : le futur ! Et un futur excitant, serais-je tenté d’ajouter…
MW : Mais pour le moment, nous pensons surtout à nos prochains concerts. Et d’ailleurs, nous passerons cette fois par Paris, au printemps…
ZD : C’est la saison rêvée.
MW : La ville est magnifique à cette époque. On adore Paris. J’aime la cuisine et Zooey aime…
ZD : Les gens…
MW : Les Parisiennes. Et les Parisiens, aussi.
ZD : Dis, je trouve tes insinuations bizarres ! J’aime les Parisiens en général. J’aime les Français, aussi.
MW : Oui, je me suis mal exprimé.
ZD : D’ailleurs, j’aime les gens, tout simplement !
MW : En tout cas, nous attendons ces concerts avec impatience. Ils nous ont apporté beaucoup après le premier album. Par exemple, je crois que Zooey a pris confiance en elle, en ses moyens. Elle a plus d’assurance et cela se ressent dans le nouveau disque. Qui offre une dimension émotionnelle plus forte que le précédent… Elle s’est sans doute permise des choses qu’elle n’aurait pas osées sur Volume 1. Et cela s’entend.
REPRISES
ZD : C’est vrai, elles rythment notre existence. Le projet est né avec une reprise, When I Get To The Border de Richard et Linda Thompson. Sur le premier Lp, on s’était attaqué aux Beatles et à Smokey Robinson. Cette fois, on a encore enregistré deux covers, Ridin’ In My Car de NRBQ et Gonna Get Along With You de Skeeter Davis.
MW : Personnellement, je n’avais jamais entendu parler de cette chanson avant que Zooey ne me l’envoie…
ZD : Et Matt m’a fait découvrir NRBQ. C’est amusant parce qu’il s’avère que ces deux artistes ont enregistré un album ensemble, She Sings They Play (ndlr. sorti en 1985, et Skeeter Davis épousera même deux ans plus tard le bassiste Joey Spampinato).
MW : Écouter la musique des autres, reprendre leurs chansons restent selon moi les meilleurs moyens pour continuer à apprendre des choses, arriver à comprendre des détails qui te permettront d’emmener encore plus loin une composition.
PASTE
MW : C’est un genre de colle.
ZD : Mais dans le cas présent, je suppose qu’on parle plutôt du magazine américain, qui nous a mis en couverture et avait désigné Volume 1 meilleur album de l’année 2008 !
MW : Entre nous, dès que j’ai entendu les maquettes enregistrées par Zooey, je savais que ce premier album allait être bien. J’avais confiance, j’étais sûr que les gens allaient l’aimer.
MERGE RECORDS
MW : Un excellent label… Dans lequel travaillent des gens cool.
ZD : Ce qui est aussi le cas chez Domino d’ailleurs.
MW : Cette dernière relation est toute nouvelle, nous n’avions jamais travaillé avec eux auparavant. Et jusque là, tout se passe très bien.
ZD : L’avantage de Merge est que cette structure a été créée par des musiciens (ndlr. du groupe Superchunk). Alors, ces derniers savent exactement quelles sont les attentes d’un artiste, on ne perd pas de temps à parler de plans marketing ou je ne sais trop quoi…
MW : Ça leur a plutôt bien réussi puisque le label vient de célébrer ses vingt ans. Nous avons donné le tout dernier concert des festivités, qui se sont déroulées à Chapel Hill. Et on espère bien être présents au vingt-cinquième anniversaire…
BRIAN WILSON
ZD : (Excitée.) J’aime les Beach Boys. J’ADORE LES BEACH BOYS. (En français) J’aime les Beach Boys !
MW : Comment dit-on Beach Boys dans votre langue ?
ZD : (Elle répète, en gloussant.) Garçons de la plage ! J’aime Brian Wilson, j’aime ses chansons, j’aime ses harmonies. J’admire le musicien… J’ai eu l’occasion de le rencontrer l’an dernier pour une émission diffusée sur Internet, Artist On Artist. Quel honneur… On a discuté de compositions, de méthodes d’enregistrement. Il a été très gentil. Et il a même écouté notre premier album, ce qui pour moi, reconnaissons-le, est une sorte d’aboutissement ! (Sourire.) Oui, je l’avoue, je lui ai repiqué quelques trucs qu’il m’a confiés pour l’enregistrement de Volume 2. Comme le fait de tripler les harmonies vocales, par exemple. Ce n’est pas évident à réaliser mais…
MW : Tu parles, ça relève de la torture !
ZD : Mais le jeu en vaut la chandelle. En face B de In The Sun, nous avons repris I Can Hear Music… Bon, cette chanson est de Jeff Barry, Ellie Greenwich et Phil Spector et fut d’abord interprétée par les Ronettes, mais la version la plus connue, enfin ma favorite, est celle des Beach Boys…
MW : Zooey et moi sommes de grands de Good Vibrations. Pourtant, en général, je n’aime que les morceaux courts. Mais de temps à autres, il y a des chansons longues que je trouve fantastiques. Et pour Volume 2, Zooey a composé un morceau qui offrait deux parties bien distinctes, Home. Alors, j’ai essayé de m’inspirer de Good Vibrations : plutôt que d’atténuer les différences, j’ai pris le partie de les accentuer. Home est sans doute la chanson la plus expérimentale de ce disque. C’est aussi le morceau sur lequel j’ai passé le plus de temps en studio.
ZD : Tu as fait un boulot incroyable, car le résultat final est tout bonnement magnifique.
MW : J’avoue que je trouve la chanson plutôt réussie, oui… Et j’espère que tout le monde va prendre son pied en l’écoutant ! (Sourire.) En général, je travaille sur les démos de Zooey comme je le fais avec les miennes : je les écoute et les réécoute pour tenter d’appréhender vers où la chanson veut se diriger. Ce qui implique de faire marcher son imagination, de remplir les blancs, et de tenter des choses, même si on est à peu près sûrs d’aller droit dans le mur. Cela dit, je suis un privilégié de pouvoir travailler sur des compositions du niveau de celles que me donne Zooey. Et je dois aussi reconnaître qu’il lui arrive également de me donner des pistes à suivre…
ZD : Disons que Matt est au volant du bus, et que moi, je consulte la carte.
MW : Excellente image ! Mais il faut garder à l’esprit que le cœur du projet et des disques sont les chansons de Zooey.
ZD : Et ta production.
MW : Dans un monde parfait, dans l’univers dont je rêve, le public ne devrait même pas entendre le moindre effet de production… (Sourire.) J’aimerais que les gens perçoivent juste l’émotion de la voix, de la compo, de l’histoire contée. Quand j’y réfléchis, je trouve amusante l’idée de bosser sur un disque pendant un ou deux ans en espérant au final que mon travail soit presque transparent… (Sourire.) Afin que l’émotion suscitée soit la plus pure possible.
ZD : Nous l’évoquions à l’instant : le futur ! Et un futur excitant, serais-je tenté d’ajouter…
MW : Mais pour le moment, nous pensons surtout à nos prochains concerts. Et d’ailleurs, nous passerons cette fois par Paris, au printemps…
ZD : C’est la saison rêvée.
MW : La ville est magnifique à cette époque. On adore Paris. J’aime la cuisine et Zooey aime…
ZD : Les gens…
MW : Les Parisiennes. Et les Parisiens, aussi.
ZD : Dis, je trouve tes insinuations bizarres ! J’aime les Parisiens en général. J’aime les Français, aussi.
MW : Oui, je me suis mal exprimé.
ZD : D’ailleurs, j’aime les gens, tout simplement !
MW : En tout cas, nous attendons ces concerts avec impatience. Ils nous ont apporté beaucoup après le premier album. Par exemple, je crois que Zooey a pris confiance en elle, en ses moyens. Elle a plus d’assurance et cela se ressent dans le nouveau disque. Qui offre une dimension émotionnelle plus forte que le précédent… Elle s’est sans doute permise des choses qu’elle n’aurait pas osées sur Volume 1. Et cela s’entend.
REPRISES
ZD : C’est vrai, elles rythment notre existence. Le projet est né avec une reprise, When I Get To The Border de Richard et Linda Thompson. Sur le premier Lp, on s’était attaqué aux Beatles et à Smokey Robinson. Cette fois, on a encore enregistré deux covers, Ridin’ In My Car de NRBQ et Gonna Get Along With You de Skeeter Davis.
MW : Personnellement, je n’avais jamais entendu parler de cette chanson avant que Zooey ne me l’envoie…
ZD : Et Matt m’a fait découvrir NRBQ. C’est amusant parce qu’il s’avère que ces deux artistes ont enregistré un album ensemble, She Sings They Play (ndlr. sorti en 1985, et Skeeter Davis épousera même deux ans plus tard le bassiste Joey Spampinato).
MW : Écouter la musique des autres, reprendre leurs chansons restent selon moi les meilleurs moyens pour continuer à apprendre des choses, arriver à comprendre des détails qui te permettront d’emmener encore plus loin une composition.
PASTE
MW : C’est un genre de colle.
ZD : Mais dans le cas présent, je suppose qu’on parle plutôt du magazine américain, qui nous a mis en couverture et avait désigné Volume 1 meilleur album de l’année 2008 !
MW : Entre nous, dès que j’ai entendu les maquettes enregistrées par Zooey, je savais que ce premier album allait être bien. J’avais confiance, j’étais sûr que les gens allaient l’aimer.
MERGE RECORDS
MW : Un excellent label… Dans lequel travaillent des gens cool.
ZD : Ce qui est aussi le cas chez Domino d’ailleurs.
MW : Cette dernière relation est toute nouvelle, nous n’avions jamais travaillé avec eux auparavant. Et jusque là, tout se passe très bien.
ZD : L’avantage de Merge est que cette structure a été créée par des musiciens (ndlr. du groupe Superchunk). Alors, ces derniers savent exactement quelles sont les attentes d’un artiste, on ne perd pas de temps à parler de plans marketing ou je ne sais trop quoi…
MW : Ça leur a plutôt bien réussi puisque le label vient de célébrer ses vingt ans. Nous avons donné le tout dernier concert des festivités, qui se sont déroulées à Chapel Hill. Et on espère bien être présents au vingt-cinquième anniversaire…
BRIAN WILSON
ZD : (Excitée.) J’aime les Beach Boys. J’ADORE LES BEACH BOYS. (En français) J’aime les Beach Boys !
MW : Comment dit-on Beach Boys dans votre langue ?
ZD : (Elle répète, en gloussant.) Garçons de la plage ! J’aime Brian Wilson, j’aime ses chansons, j’aime ses harmonies. J’admire le musicien… J’ai eu l’occasion de le rencontrer l’an dernier pour une émission diffusée sur Internet, Artist On Artist. Quel honneur… On a discuté de compositions, de méthodes d’enregistrement. Il a été très gentil. Et il a même écouté notre premier album, ce qui pour moi, reconnaissons-le, est une sorte d’aboutissement ! (Sourire.) Oui, je l’avoue, je lui ai repiqué quelques trucs qu’il m’a confiés pour l’enregistrement de Volume 2. Comme le fait de tripler les harmonies vocales, par exemple. Ce n’est pas évident à réaliser mais…
MW : Tu parles, ça relève de la torture !
ZD : Mais le jeu en vaut la chandelle. En face B de In The Sun, nous avons repris I Can Hear Music… Bon, cette chanson est de Jeff Barry, Ellie Greenwich et Phil Spector et fut d’abord interprétée par les Ronettes, mais la version la plus connue, enfin ma favorite, est celle des Beach Boys…
MW : Zooey et moi sommes de grands de Good Vibrations. Pourtant, en général, je n’aime que les morceaux courts. Mais de temps à autres, il y a des chansons longues que je trouve fantastiques. Et pour Volume 2, Zooey a composé un morceau qui offrait deux parties bien distinctes, Home. Alors, j’ai essayé de m’inspirer de Good Vibrations : plutôt que d’atténuer les différences, j’ai pris le partie de les accentuer. Home est sans doute la chanson la plus expérimentale de ce disque. C’est aussi le morceau sur lequel j’ai passé le plus de temps en studio.
ZD : Tu as fait un boulot incroyable, car le résultat final est tout bonnement magnifique.
MW : J’avoue que je trouve la chanson plutôt réussie, oui… Et j’espère que tout le monde va prendre son pied en l’écoutant ! (Sourire.) En général, je travaille sur les démos de Zooey comme je le fais avec les miennes : je les écoute et les réécoute pour tenter d’appréhender vers où la chanson veut se diriger. Ce qui implique de faire marcher son imagination, de remplir les blancs, et de tenter des choses, même si on est à peu près sûrs d’aller droit dans le mur. Cela dit, je suis un privilégié de pouvoir travailler sur des compositions du niveau de celles que me donne Zooey. Et je dois aussi reconnaître qu’il lui arrive également de me donner des pistes à suivre…
ZD : Disons que Matt est au volant du bus, et que moi, je consulte la carte.
MW : Excellente image ! Mais il faut garder à l’esprit que le cœur du projet et des disques sont les chansons de Zooey.
ZD : Et ta production.
MW : Dans un monde parfait, dans l’univers dont je rêve, le public ne devrait même pas entendre le moindre effet de production… (Sourire.) J’aimerais que les gens perçoivent juste l’émotion de la voix, de la compo, de l’histoire contée. Quand j’y réfléchis, je trouve amusante l’idée de bosser sur un disque pendant un ou deux ans en espérant au final que mon travail soit presque transparent… (Sourire.) Afin que l’émotion suscitée soit la plus pure possible.