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Mais la Route du Rock, ce n’est pas que le Fort de Saint-Père. Toujours le
samedi, l’après-midi au Palais du Grand Large est ainsi marquée par la venue de
Chelsea Wolf, qui, malgré sa tenue de deuil à l’esthétique douteuse (un voile
noir cachera son visage tout au long du set), fascine et envoûte. A partir de
trames minimales, folk ou électro, la Californienne construit des tragédies
miniatures, dressant des paysages sombres et désolés. Sa voix ample, soutenue
par quelques riffs de guitare et nappes de synthé, occupe l’espace, évoquant
tour à tour les complaintes de PJ Harvey, le chant révolté de Patti Smith, le timbre chaleureux de Cat Power. Rien que ça.
Et le dimanche, sur la plage Bonobo, Frànçois And The Atlas Mountains délivre sans avoir l’air d’y toucher le meilleur concert de cette édition 2011. Dans une formule à quatre qui laisse à chacun de ses membres une latitude grisante, le groupe magnifie sa pop poétique et expatriée devant un public qui se soumet peu à peu à son charme. Affublé d’un pantalon moule-burnes qui détend tout de suite l’atmosphère (les séquelles de l’inondation de la veille), Frànçois Marry s’exprime avec un sens de la camaraderie contagieux et distille ses tournures de langage si particulières avec une diction princière, le tout en tricotant ses riffs de dépaysement dans la décontraction la plus totale.
Rythmiquement touffue et irrésistible, la musique de la troupe acquiert une dimension charnelle et bondissante sur scène, renforcée dans sa puissance d’expression par des synthés en pagaille (ceux de Petit Fantôme notamment). La setlist, qui pioche dans tout le répertoire des Français, se révèle d’une parfaite cohérence, y compris quand Frànçois And The Atlas Mountains s’essaient à trois nouvelles chansons, extraites du prochain album E Volo Love qui paraîtra cet automne sur le label Domino. Piscine conclut notamment la performance avec un final outrageusement technoïde, aussi improbable que jouissif. Et des spectateurs tombés là par hasard de venir s’enquérir auprès du public plus expert de l’identité des quatre zozos qui venaient de barioler notre horizon et notre imaginaire avec tant de bonheur. C’tait bien la Route du Rock en fait ! Même Crocodiles, ils étaient rigolos avec leur psyché rock tellement (bien) stéréotypé que le chanteur aux danses frénétiquement efféminées s'était senti obligé d'enfiler un tee-shirt à l’effigie d'Arthur Rimbaud. Pour conclure n'importe comment (on n'a même pas parlé de Cat's Eyes !), paraphrasons d'ailleurs le poète illustre en nous projetant vers la collection Février 2012 de la Route du Rock : "Je redoute l'hiver parce que c'est la saison du confort", qu'il disait, alors faudrait voir à pas se reposer sur ses doux lauriers.
Et le dimanche, sur la plage Bonobo, Frànçois And The Atlas Mountains délivre sans avoir l’air d’y toucher le meilleur concert de cette édition 2011. Dans une formule à quatre qui laisse à chacun de ses membres une latitude grisante, le groupe magnifie sa pop poétique et expatriée devant un public qui se soumet peu à peu à son charme. Affublé d’un pantalon moule-burnes qui détend tout de suite l’atmosphère (les séquelles de l’inondation de la veille), Frànçois Marry s’exprime avec un sens de la camaraderie contagieux et distille ses tournures de langage si particulières avec une diction princière, le tout en tricotant ses riffs de dépaysement dans la décontraction la plus totale.
Rythmiquement touffue et irrésistible, la musique de la troupe acquiert une dimension charnelle et bondissante sur scène, renforcée dans sa puissance d’expression par des synthés en pagaille (ceux de Petit Fantôme notamment). La setlist, qui pioche dans tout le répertoire des Français, se révèle d’une parfaite cohérence, y compris quand Frànçois And The Atlas Mountains s’essaient à trois nouvelles chansons, extraites du prochain album E Volo Love qui paraîtra cet automne sur le label Domino. Piscine conclut notamment la performance avec un final outrageusement technoïde, aussi improbable que jouissif. Et des spectateurs tombés là par hasard de venir s’enquérir auprès du public plus expert de l’identité des quatre zozos qui venaient de barioler notre horizon et notre imaginaire avec tant de bonheur. C’tait bien la Route du Rock en fait ! Même Crocodiles, ils étaient rigolos avec leur psyché rock tellement (bien) stéréotypé que le chanteur aux danses frénétiquement efféminées s'était senti obligé d'enfiler un tee-shirt à l’effigie d'Arthur Rimbaud. Pour conclure n'importe comment (on n'a même pas parlé de Cat's Eyes !), paraphrasons d'ailleurs le poète illustre en nous projetant vers la collection Février 2012 de la Route du Rock : "Je redoute l'hiver parce que c'est la saison du confort", qu'il disait, alors faudrait voir à pas se reposer sur ses doux lauriers.





