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NEW ORDER - Bizarre Love Triangle
Dede : New Order… C'est Faith ? Ah non !
Thomas : C'est un bon choix pour commencer car les gens citent tout le temps New Order à notre propos. Peut-être parce que nous utilisons certains synthétiseurs et des boîtes à rythmes… Mais ce sont simplement les outils que nous possédions au départ. Si nous avions eu plus d'argent, nous sonnerions sans doute différemment. Ceci dit, j'aime bien la voix de Bernard Sumner.
Darren : Nous ne pouvons pas citer New Order parmi nos références, car nous n’avons jamais vraiment écouté ce groupe. En revanche, tu as fait fort en choisissant le titre, c'est vrai que nous formons un “bizarre love triangle” ! (Sourire.)
Thomas : Un couple marié et un troisième larron, qui s'aiment de différentes façons.
Darren : De différentes façons bizarres. (Rires.)
SEX PISTOLS - E.M.I.
T : Dede et moi nous sommes rencontrés lorsque nous travaillions chez EMI. Un jour, mon boss m'a emmené à Los Angeles pour voir John Lydon et discuter des rééditions de vinyles et notamment d'une “reggae box set” à laquelle il était plus ou moins attaché. (Sourire.) La réunion a duré une heure et demie et a coûté très cher rien qu'en billets d'avion, pour finalement n'aboutir à rien… Une bonne illustration de ce qui déconne dans l'industrie musicale. Aujourd'hui encore, ils ont des centaines d'employés, installés dans d'immenses bâtiments, alors que les disques ne se vendent plus.
Da : Nous n’avons absolument rien à voir avec cet univers. Nous nous occupons de tout nous-mêmes, de façon indépendante. On ne risque pas de jeter l'argent par les fenêtres !
!!! - All My Heroes Are Weirdos
T : Nous aimons beaucoup les groupes de “New York noise” comme ESG ou Liquid Liquid. !!! et The Rapture s'en sont aussi largement inspiré. Cette instantanéité continue de parler à notre génération, tout comme cette manière de chanter très frontale. Rien à voir avec les grosses productions pop rock.
De : Sur nos disques, nous chantons tous les trois à parts égales. Nous faisons chacun des propositions et celui qui est le plus convaincant donne le ton.
Da : Les textes sont devenus plus personnels sur ce nouvel album. Comme nous sommes de très bons amis et que nous partageons tout, il n'est pas difficile de dévoiler des histoires intimes. Nous nous encourageons mutuellement à exploiter nos idées respectives. Je suis fier de ce mode de fonctionnement.
DEPECHE MODE - People Are People
De : Ne nous dis rien surtout…
T : (Dès que le chant commence.) Depeche Mode, bien sûr. Ce morceau est
produit par Gareth Jones, qui a travaillé sur notre premier album WHB (2010). Nous avions déjà des démos
abouties, qui sonnaient bien. Le résultat final n'est donc pas très éloigné de
celles-ci. Mais il a eu quelques bonnes idées d'arrangements.
De : C'est quelqu'un qui a l'esprit pratique, et qui nous a fait bénéficié de sa
grande expérience quand nous en avions besoin.
T : Il est aussi un peu excentrique par moments, mais qui ne l'est pas ?
MICACHU & THE
SHAPES - Curly Teeth
Da : (Immédiatement.)
Micachu
! Tu aurais dû amener un buzzer pour jouer. (Rires.)
T : Nous avons fait
nos premières armes sur scène en même temps que The Shapes.
De : Il y a d'abord eu une
soirée commune à Camden, puis les Rencontres Trans Musicales qu'on a adorées,
puis l'Australie, puis une tournée en Grande-Bretagne…
Da : Marc, le batteur
des Shapes, joue désormais avec nous sur scène. Il nous a aussi beaucoup aidés
sur Ternion en réinterprétant toutes
les parties de batterie. Ça participe au dynamisme des chansons.
T : On adore Micachu, mais
elle est très occupée par ses propres projets. Marc, lui, est devenu un membre
de la famille.
SPIDER & THE
FLIES - Metallurge
T : Aucune idée.
Spider & The Flies ? J'avais entendu ce nom, mais je ne savais pas qu'il
s'agissait du projet parallèle de Rhys Webb et Tom Cowan de The Horrors.
Da : C’est bien, ça
change. Nous avons apprécié Skying (2011)
de The Horrors, mais avant cela, j'avoue les avoir volontairement ignorés.
(Sourire.)
T : Nous avons récemment
enregistré une reprise de Still Life
(ndlr. un morceau de Skying), juste
pour le plaisir. Personne ne nous l'avait demandé. Ça fait parler de nous et ça
prend très peu de temps. J'aime faire les choses spontanément lorsque c'est
possible, sans tergiverser sur les détails.
ESG - You're No Good
Da : Tu es sûr que le
message du titre ne nous est pas destiné ? (Rires.)
T : Ce disque est
vraiment extraordinaire, on ne peut pas s'en lasser.
De : Voilà une chanson parfaite
pour faire la cuisine !
Da : On ne fait plus
référence à ESG sur le nouvel album…
De : Mais quand ça
passe dans un bar, comme l'autre jour au bord du canal Saint-Martin, nous sommes
toujours prêts à danser.
BLACK STROBE - Me & Madonna (The Twelves Remix)
T : Cela me semble
assez oldschool… C'est paru chez Kitsuné ?
Da : Kitsuné nous avait
fait jouer pour la première fois en France, à la Maroquinerie, en février 2009.
De : C’est aussi le premier
label à avoir publié l'une de nos chansons sur la compilation Maison 6.
T : Nous savions ce
qu'il avait fait pour Foals, La Roux, Bloc Party… Il n'y a pas vraiment
d'équivalent pour obtenir de la visibilité en France et en Europe. C'est
considéré comme une valeur sûre en Grande-Bretagne, pas juste un label branché.
FOALS - Try This On Your Piano
Da : Ah, Foals… Je suis
allé voir The Noisettes à leurs débuts, quand ils étaient encore punk. Foals
assurait la première partie et dégageait une énergie math rock impressionnante.
T : Nous avons surtout
décidé de travailler avec Luke Smith parce que nous adorions son groupe Clor.
Et comme il a ensuite produit Foals, ça ne pouvait être qu'un bon choix.
Da : Luke est un vrai
créateur sonore et s'est investi à fond dans le projet, nous avons passé des
journées entières en sa compagnie. En studio, l'une de ses grandes phrases est
: “Cette prise est réussie, on en fait
une autre !” (Sourire.)
JAMES MURPHY - If You Need A Friend
De : (Personne ne
trouve.) Pourtant, nous avons regardé ce film ensemble.
T : C'était mignon,
très indie. (Sourire.) J'adorerais travailler avec James Murphy, mais je ne
crois pas qu'il soit très disponible. J'ai eu l'occasion de le saluer au
festival Calvi On The Rocks. Il s'est montré très poli.
Da : Je crois qu'il
était à Londres récemment… Mais que fait-il ? (Sourire.)
T : Il paraît qu'il
veut consacrer plus de temps à la production. Je sais que nous avons un ami en
commun, ce serait donc assez facile de le contacter. Il n'y a qu'un degré de
séparation entre nous.
De : Qu'est-ce qu'on
attend ?
Da : Pour parler
franchement, il était déjà dans notre short-list pour Ternion, mais Luke a réagi le premier et on n'a pas réussi à s'en
débarrasser. (Sourire.)