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The Last Memories Of My Old House de Zak Laughed

chronique d'album
Sans le récent matraquage consécutif à la disparition du roi de la pop, on serait probablement passé à côté de l’évidence : Zak Laughed chante comme Michael Jackson à ses débuts, en famille ! Que les réfractaires au talent du Bambi de Neverland  se rassurent, il ne sera ici question ni de soul, ni de pop, et encore moins de moonwalk. Simplement, Zak a la vocation précoce et la voix haut perchée. Dans un registre folk proche de Coming Soon, ce guitariste accompli écrit et interprète un disque dont les thèmes principaux devraient logiquement lui être étrangers.

Et c’est là que le bât blesse. En effet, comment croire une seule minute à son amour fusionnel avec la nature (Silly Bird) ou son implication face aux grands sentiments humains (A Letter For Emily, Hospital Road) ? Pas plus Hobo que Charlie Winston, notre Travelling Cat déploie son accordéon de cartes postales américaines (quatorze au total) sans jamais se soucier de sa crédibilité (Ladybird And Bob Dylan, Wrong Clown). Dans un registre où les tables de la loi furent dites par des voix écorchées d’hommes revenus de tout (Johnny Cash, Nick Cave, Daniel Johnston), on ne peut se contenter de chanter People Are Sick In The Rain ou Apologies Song de la sorte : il faut habiter la chanson, clamer chaque phrase comme si c’était la dernière. Ce qui, on lui souhaite, ne saurait pour l’instant être le cas de Zak Laughed…
Renaud Paulik
MAGIC RPM  #135

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