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Identités
nationales joyeusement dézinguées et réchauffement climatique accueilli à bras
ouverts, c’est le monde d’aujourd’hui tel que le retournent nos amis
scandinaves. Tout va à vau-l’eau, mon bon monsieur, entre ces Suédois qui
prétendent venir de Barcelone (I’m From Barcelona) et ces Norvégiens déguisés
en armée mexicaine, qui orchestrent à eux seuls la fonte des glaciers en
dégainant ukulélé et bonne humeur comme un seul homme. T’as voulu voir Gausda,
on a vu Acapulco. Yoyoyo. T’as voulu tâter du fjord, on a vu des palmiers
imprimés sur un rideau de douche. Et devant, un hurluberlu moustachu et bide à
l’air, bien décidé à faire un sort à l’hiver. C’est la mission de l’épatant The Pleumeleuc Experience, premier album
gorgé de mélodies ensoleillées qui louvoient entre la drôlerie chaloupée de
Jonathan Richman et les bricolages de Pavement, auquel il est ici rendu un
vibrant hommage (imparable Krooked).
Le quatuor norvégien le plus cool du monde a planté plus d’une douzaine de bonzaïs, arrosés avec force ukulélé, guitares, rythmiques sautillantes, claviers ratatinés, flûtes et chœurs. Une forêt de chansons naines dont la grandeur irradie à chaque couplet croquignolet, à chaque refrain malin : du haut de leur minute et demie, Orange ou Facial sont de formidables tubes montés sur ressorts, qui évoquent le premier album de Islands, Return To The Sea (2006). Soit une musique gentiment foutraque mais jamais bordélique : les mélodies sont ciselées et la production soignée. Pour cette partie du job, Ceddy Gonod était l’homme de la situation, après sa collaboration avec les immenses Coming Soon.
À la fois chaleureuses et affutées, One O One, Winter Games ou Strange World Desire (relecture perverse de Chris Isaak) ont une belle ampleur. Avec son penchant assumé pour le name-dropping et les formules à l’emporte-pièce, sa bonhomie placide et son énergie résolument positive, The Pleumeleuc Experience est le grand album farfelu de ce début d’année. Du Fun In Acapulco comme le chantait Elvis, claquemuré dans ses décors en carton-pâte.
Le quatuor norvégien le plus cool du monde a planté plus d’une douzaine de bonzaïs, arrosés avec force ukulélé, guitares, rythmiques sautillantes, claviers ratatinés, flûtes et chœurs. Une forêt de chansons naines dont la grandeur irradie à chaque couplet croquignolet, à chaque refrain malin : du haut de leur minute et demie, Orange ou Facial sont de formidables tubes montés sur ressorts, qui évoquent le premier album de Islands, Return To The Sea (2006). Soit une musique gentiment foutraque mais jamais bordélique : les mélodies sont ciselées et la production soignée. Pour cette partie du job, Ceddy Gonod était l’homme de la situation, après sa collaboration avec les immenses Coming Soon.
À la fois chaleureuses et affutées, One O One, Winter Games ou Strange World Desire (relecture perverse de Chris Isaak) ont une belle ampleur. Avec son penchant assumé pour le name-dropping et les formules à l’emporte-pièce, sa bonhomie placide et son énergie résolument positive, The Pleumeleuc Experience est le grand album farfelu de ce début d’année. Du Fun In Acapulco comme le chantait Elvis, claquemuré dans ses décors en carton-pâte.