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David Eugene Edwards
en avait sûrement de se voir systématiquement affublé des épithètes “american
gothic”. Aussi, pour ce sixième
album de Wovenhand, il a décidé momentanément de tordre le cou à ses
détracteurs, de prendre son public en traître et de nous balancer une reprise
éclairante de Quiet Nights Of The Quiet Stars d’Antonio Carlos Jobim. L’homme n’hésitera pas
non plus à ralentir la cadence en fin de parcours (Kingdom Of
Ice), quitte à réussir
l’exploit de se taire complètement sur His Royal Love, orageuse plage ambient qui clôt le disque.
Mais pour le reste, on ne s’y trompera pas, Edwards fait bien, encore et
toujours, une musique habitée qu’on aura du mal a décrire autrement que comme
“gothique” et
“américaine”.
Rare cas d’emphase vocale partiellement supportable dans le paysage actuel, le cas Wovenhand reste une tentative, souvent probante, de croisement entre Joy Division et les Bad Seeds. Outre la maîtrise instrumentale, toujours impressionnante, de ce groupe rural officiant dans la musique urbaine (ou l’inverse), on note toujours cette propension à placer ici ou là des influences allant du metal (The Beautiful Axe, aussi belle et menaçante que son titre) jusqu’au glam (Iron Feather, ou l’on entend des échos du Warzawa de David Bowie). Sans rabâcher les clichés habituels à son endroit (timbre de prédicateur, ferveur quasi religieuse, talent de conteur), disons que David Eugene Edwards possède simplement la foi, ce qui en soi est déjà beaucoup.
Rare cas d’emphase vocale partiellement supportable dans le paysage actuel, le cas Wovenhand reste une tentative, souvent probante, de croisement entre Joy Division et les Bad Seeds. Outre la maîtrise instrumentale, toujours impressionnante, de ce groupe rural officiant dans la musique urbaine (ou l’inverse), on note toujours cette propension à placer ici ou là des influences allant du metal (The Beautiful Axe, aussi belle et menaçante que son titre) jusqu’au glam (Iron Feather, ou l’on entend des échos du Warzawa de David Bowie). Sans rabâcher les clichés habituels à son endroit (timbre de prédicateur, ferveur quasi religieuse, talent de conteur), disons que David Eugene Edwards possède simplement la foi, ce qui en soi est déjà beaucoup.
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