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Il fallait bien que cela
arrive un jour. Dans cette époque rétromaniaque où les délais de recyclage ne
cessent de se raccourcir, Viva Brother tente donc de griller la politesse à ses
concurrents potentiels sur la ligne de départ en lançant avant tout le monde sa
propre version du revival britpop. Histoire de mettre tous les atouts de leur
côté, ces quatre jeunes gens, convertis de fraîche date aux vertus du lads rock après quelques années
passées dans l’obscurité emocore sous le nom de Wolf Am I, n’ont négligé aucun
des ingrédients indispensables à la réussite de cette pathétique
entreprise. On les imagine aisément, le crayon à la main, entrain de cocher un
à un tous les items de leur liste : les riffs accrocheurs et les refrains
putassiers ; la petite touche de réalisme social anglocentré ; Stephen
Street, extirpé de sa préretraite et collé d’office derrière les consoles pour
la petite touche de crédibilité historique ; même un nom inventé de tout pièce
pour bien lancer le produit (la gritpop, il fallait y penser).
Ils ont malheureusement oublié un point de détail : l’écriture des chansons. Même en remontant aux pires heures des années 90, lorsque les labels londoniens étaient prêts à offrir un million de livres d’avance à la pire des chèvres chantantes à condition qu’elle s’emballe dans l’Union Jack, on n’a pas souvenir d’avoir entendu un pareil assemblage de poncifs imbéciles et de sinistres mélodies. En entendant Viva Brother singer Blur ou Oasis, on a l’impression d’écouter Didier Gustin en train d’imiter Jean Roucas en train d’imiter Patrick Sébastien imitant lui-même Jacques Chirac : même d’un strict point de vue comique, le potentiel est franchement faible.
Ils ont malheureusement oublié un point de détail : l’écriture des chansons. Même en remontant aux pires heures des années 90, lorsque les labels londoniens étaient prêts à offrir un million de livres d’avance à la pire des chèvres chantantes à condition qu’elle s’emballe dans l’Union Jack, on n’a pas souvenir d’avoir entendu un pareil assemblage de poncifs imbéciles et de sinistres mélodies. En entendant Viva Brother singer Blur ou Oasis, on a l’impression d’écouter Didier Gustin en train d’imiter Jean Roucas en train d’imiter Patrick Sébastien imitant lui-même Jacques Chirac : même d’un strict point de vue comique, le potentiel est franchement faible.
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