En kiosque actuellement Commander

A lire

At The Cut de Vic Chesnutt

chronique d'album
  • Réagissez
  • Suivre cet artiste
  • Partager Twitter Envoyer
Après la parenthèse Dark Night Of The Soulil y a quelques mois, Vic Chesnutt retrouve aujourd’hui ses débraillés amis de Thee Silver Mt Zion et Guy Picciotto (Fugazi) pour donner suite au brillant North Star Deserter (2007). Plus massive que sa collaboration avec Elf Power (Dark Developments, 2008), cette nouvelle aventure en dix chapitres à l’Hotel2Tango témoigne d’une envie d’écrire et de jouer plus forte que jamais.

Parsemé de citations d’auteurs (parfois deux dans le même morceau), le bien nommé At The Cut recèle de chansons déchirantes, telles que Granny, ce bref mais vibrant hommage à la grand-mère de notre citoyen d’Athens préféré. Qui, toujours armé de sa fidèle guitare nylon, insuffle la dynamique de ses compositions au reste de son orchestre, dont l’amour pour elles transparaît à chaque mesure (Coward, When The Bottom Fell Out, Chain).

Finalement assez proche de ses premiers essais à domicile, Vic Chesnutt poursuit là son œuvre hors des sentiers battus, dont on prie pour que les textes magistraux fassent école pour des décennies en Amérique (Concord Country Jubilee, Flirted With You All My Life). De sa voix d’ange écorché, l’auteur de Chinaberry Tree et Philipp Guston scande ses réflexions sur l’existence avec une sincérité peu commune. Il apporte surtout un supplément d’âme à un catalogue réputé pour ses positions radicales et l’urgence de ses productions…
Renaud Paulik
MAGIC RPM  #136
article extrait de :
MAGIC RPM #136 Commander ce numéro
  • Réagissez
  • Suivre cet artiste
  • Partager Twitter Envoyer

Les 20 derniers articles ( Chronique d'album )