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Du
charme parfois suranné d’un folk terrien aux errances d’une pop au trait
tremblé. Sans transition. L’air de rien, Vetiver largue les amarres sur un
cinquième album qui effleure la joue avec tant de douceur qu’on croit d’abord
ne rien sentir. À première écoute, un insaisissable nuage de mélodies semble
filer entre les doigts, au fil de rythmiques élégantes et légèrement
ensoleillées, d’une voix et de guitares délicates. Comme si Andy Cabic avait tourné
le dos au Texas de son ami Devendra Banhart pour regarder pensivement vers le
New Jersey de Yo La Tengo. Une improbable volte-face qui laisse rêveur et ravi.
Passer du temps avec The Errant Charm ne rompt pas le sortilège, mais permet de mieux saisir les contours de ces chansons magnifiques : mélodie à marée haute, guitares en lente procession caressante pour It’s Beyond Me ; The Feelies au ralenti avec percussion et piano sur la renversante Worse For Wear ; déhanché tropical de Can’t You Tell et Fog Emotion (qui frôle le soft rock désuet). Et quand Vetiver se souvient du folk, c’est passé au filtre d’une pop aux rythmiques resserrées et hautement radio diffusable (Right Away, Wonder Why).
Vetiver - Faint Praise
Prisonnier volontaire d’une bulle légèrement psychédélique, le groupe californien d’Andy Cabic trace des nouvelles routes pour traverser l’Amérique et rejoindre New York, avec Faint Praise tout en guitares rêveuses et chant fragile, qui évoque les plus belles heures cotonneuses de nos héros Luna, du temps de leur chef-d’œuvre en noir et blanc vacillant, Penthouse (1995). Soit un disque hors saison, hors d’âge, hors du monde, spectral et chaleureux.
Passer du temps avec The Errant Charm ne rompt pas le sortilège, mais permet de mieux saisir les contours de ces chansons magnifiques : mélodie à marée haute, guitares en lente procession caressante pour It’s Beyond Me ; The Feelies au ralenti avec percussion et piano sur la renversante Worse For Wear ; déhanché tropical de Can’t You Tell et Fog Emotion (qui frôle le soft rock désuet). Et quand Vetiver se souvient du folk, c’est passé au filtre d’une pop aux rythmiques resserrées et hautement radio diffusable (Right Away, Wonder Why).
Vetiver - Faint Praise
Prisonnier volontaire d’une bulle légèrement psychédélique, le groupe californien d’Andy Cabic trace des nouvelles routes pour traverser l’Amérique et rejoindre New York, avec Faint Praise tout en guitares rêveuses et chant fragile, qui évoque les plus belles heures cotonneuses de nos héros Luna, du temps de leur chef-d’œuvre en noir et blanc vacillant, Penthouse (1995). Soit un disque hors saison, hors d’âge, hors du monde, spectral et chaleureux.
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