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On ne remerciera jamais assez Herman Dune de nous avoir fait
découvrir l’un de ses plus inspirés correspondants américains, Turner Cody.
Fils spirituel de Johnny Cash et surtout de Bob Dylan, dont l’influence –
toutes périodes confondues – se fait plus présente que jamais dans ses chansons
et ses arrangements, l’auteur de Gangbusters!
a fait appel aux fidèles David-Ivar (guitare, basse, production), Néman
(batterie), Lori Shönberg (percussions) et Jon Natchez (cuivres), soit l’équipe
responsable de Giant(2006) et de Next Year In Zion(2008). Pour avoir
participé à diverses tournées avec ces derniers enregistrements en qualité de
bassiste, Cody savait qu’il tenait là les musiciens les plus aptes à retranscrire
les effluves de Nouvelle-Orléans dont il rêvait pour ses nouvelles
compositions.
Il ne s’est pas trompé. Dès les premières notes de Back In The Land Of The Living, s’installe une langueur qui nous accompagne jusqu’au final You Know That About Me. Entre les deux, toujours fidèle à son antique Martin acoustique, notre homme, plus relax qu’à l’accoutumée, se livre à une des plus belles démonstrations de songwriting entendue depuis… Next Year In Zion, justement. À maintes reprises (Jackson Heights, Forever Hold ou Nobody Like You, en particulier), des paysages en noir et blanc, dignes du grand Jim Jarmusch, défilent sous nos yeux complices. Au fil des albums, sa musique a gagné un tel pouvoir de suggestion que Turner Cody tutoie désormais les maîtres qui hier encore l’étouffaient de leur influence.
La machine est en route, le succès n’est plus qu’une question de temps. À la fois délicieusement décalé (Au Revoir, Window’s On Atlantis), folk, country et soul, Gangbusters! remonte ainsi en fanfare le temps plus sûrement que n’importe quelle machine. Sur Forever Hold, par exemple, on jurerait avoir entendu chanter June Carter. Plus loin, juste avant de croiser Doctor John sur les rives du Mississippi (Nobody Like You), c’est The Band au grand complet qui crée la Big Surprise ! Jamais jusqu’à ce jour Turner Cody n’avait autant donné à la musique : généreuse, cette dernière lui offre en retour son plus bouleversant témoignage de reconnaissance.
Il ne s’est pas trompé. Dès les premières notes de Back In The Land Of The Living, s’installe une langueur qui nous accompagne jusqu’au final You Know That About Me. Entre les deux, toujours fidèle à son antique Martin acoustique, notre homme, plus relax qu’à l’accoutumée, se livre à une des plus belles démonstrations de songwriting entendue depuis… Next Year In Zion, justement. À maintes reprises (Jackson Heights, Forever Hold ou Nobody Like You, en particulier), des paysages en noir et blanc, dignes du grand Jim Jarmusch, défilent sous nos yeux complices. Au fil des albums, sa musique a gagné un tel pouvoir de suggestion que Turner Cody tutoie désormais les maîtres qui hier encore l’étouffaient de leur influence.
La machine est en route, le succès n’est plus qu’une question de temps. À la fois délicieusement décalé (Au Revoir, Window’s On Atlantis), folk, country et soul, Gangbusters! remonte ainsi en fanfare le temps plus sûrement que n’importe quelle machine. Sur Forever Hold, par exemple, on jurerait avoir entendu chanter June Carter. Plus loin, juste avant de croiser Doctor John sur les rives du Mississippi (Nobody Like You), c’est The Band au grand complet qui crée la Big Surprise ! Jamais jusqu’à ce jour Turner Cody n’avait autant donné à la musique : généreuse, cette dernière lui offre en retour son plus bouleversant témoignage de reconnaissance.
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