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Les
hérauts du math rock se retournent sur leur passé scénographique, sous la forme
d’un plantureux double album live, augmenté d’un Dvd regroupant une captation
live des débuts en 1993 et une autre, plus récente, de 2004. Apparu sur les
cendres du post-rock, Trans Am a toujours fait figure de vilain petit canard
auprès de ses comparses du label Thrill Jockey, Tortoise et consorts, aux
références plus intellectuelles. À cause des synthétiseurs aux sonorités 80’s,
on tenta vaguement de rattacher le trio au courant electroclash. En vain. Cette
musique est tout autre et s’apprécie en direct, comme en témoigne ce disque au
tirage limité.
Car si le groupe du Maryland n’a de cesse de parcourir les États-Unis, Trans Am se fait plutôt rare de ce côté-ci de l’Atlantique. Regroupant des morceaux enregistrés çà et là, What Day Is It Tonight? n’est pas un collage abstrait ou une démonstration dadaïste à la Fiery Furnaces (le triple live Remember, 2008), mais un vrai concert de rock’n’roll. Soit un duo bassiste/batteur démoniaque qui sait moduler des rythmiques échevelées (Conspiracy Of The Gods sans répit) ou plus lancinants (le bien nommé Köln, comme un inédit de Can), que viennent contrebalancer des riffs millimétrés avec une sauvagerie digne du metal le plus rapide (Helmet n’est pas loin sur le final City In Flames). Trans Am ne roule jamais peinard sur les autoroutes du binaire, des highways furieuses aux autobahnen métronomiques.
Car si le groupe du Maryland n’a de cesse de parcourir les États-Unis, Trans Am se fait plutôt rare de ce côté-ci de l’Atlantique. Regroupant des morceaux enregistrés çà et là, What Day Is It Tonight? n’est pas un collage abstrait ou une démonstration dadaïste à la Fiery Furnaces (le triple live Remember, 2008), mais un vrai concert de rock’n’roll. Soit un duo bassiste/batteur démoniaque qui sait moduler des rythmiques échevelées (Conspiracy Of The Gods sans répit) ou plus lancinants (le bien nommé Köln, comme un inédit de Can), que viennent contrebalancer des riffs millimétrés avec une sauvagerie digne du metal le plus rapide (Helmet n’est pas loin sur le final City In Flames). Trans Am ne roule jamais peinard sur les autoroutes du binaire, des highways furieuses aux autobahnen métronomiques.
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