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Premier morceau, première salve furibarde. C'Mon… Jonathan Richman paye sa cuite
aux Saints dans un rade pourri de Brisbane, et tout ce beau petit monde, en fin
de soirée, ira passer un appel à Raoul et Edward dans le grand téléphone blanc,
un morceau de pizza avarié coincé dans les narines. C’est comme ça que ça
sonne. Appuyés par la production amphétaminée du Girls Against Boys Eli Janney,
les ex-Muslims durcissent le ton et enchaînent les tubes garage sans
sourciller, combinaison plus que parfaite entre l’énergie déglingué de Dr
Feelgood et l’évidence mélodique des Strokes. Du super speedé Down On Lovin’ jusqu’a l’assourdissant Parasites, le quatuor de San Diego passe
en revue trente années de rock’n’roll décharné, de pogos imbibés et de riffs
joués à la mitraillette.
Pas bégueule pour un kopeck, Matty McLoughin mouline dans le fuzz le plus primitif tandis que Brian Hill magnifie le tout de martèlements monolithiques (Move Along, Flammable). Matt Lamkin joue au Paul Westerberg (The Replacements) de contrebande et éructe ses phrasés aux relents houblonnés avec l’assurance du King des grands soirs (Pull Out, Answer To Yourself). Et du King, il en est question justement sur Mexico, où Matt offre un hommage illuminé à l’Elvis de Blue Hawaii, avec boogie fiévreux et lignes de basse carnassières en bonus. En dix rafales péremptoires et à peine une demi-heure de brouhaha salvateur, l’affaire est pliée et passe comme une lettre à la poste. Pour une fois, l’affolement blogosphérique est confirmé, et ce premier album essentiel fini d’imposer The Soft Pack en digne successeur des héros de la décennie passée, The Strokes en tête.
Pas bégueule pour un kopeck, Matty McLoughin mouline dans le fuzz le plus primitif tandis que Brian Hill magnifie le tout de martèlements monolithiques (Move Along, Flammable). Matt Lamkin joue au Paul Westerberg (The Replacements) de contrebande et éructe ses phrasés aux relents houblonnés avec l’assurance du King des grands soirs (Pull Out, Answer To Yourself). Et du King, il en est question justement sur Mexico, où Matt offre un hommage illuminé à l’Elvis de Blue Hawaii, avec boogie fiévreux et lignes de basse carnassières en bonus. En dix rafales péremptoires et à peine une demi-heure de brouhaha salvateur, l’affaire est pliée et passe comme une lettre à la poste. Pour une fois, l’affolement blogosphérique est confirmé, et ce premier album essentiel fini d’imposer The Soft Pack en digne successeur des héros de la décennie passée, The Strokes en tête.