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Given To The Wild de The Maccabees

chronique d'album
Que ce disque est long. Pour passer le temps, on s’imagine des choses. Le bassiste est permanenté et il a vécu à Düsseldorf, habillé d’un col roulé couleur mangue et d’une veste en cuir marron. Avec son groupe, The Maccabees, il a mis à l’envers tous les pubs de la ville et a couché avec d’innombrables conquêtes, le salaud. Les yeux écarquillés, au beau milieu de la nuit, il hurle : “Robert Fripp, j’te bouffe les cheveux !”… Dommage, rien de cela n’est vrai et la réalité est bien plus terrifiante. Déjà, ça ne les aide pas, ce nom trouvé dans la bible nous rappelle un groupe merveilleux : The Jacobites. Si la création, pour rester dans le registre biblique, de Nikki Sudden respirait le rock, la passion et l’excès, ces jeunes Anglais nous font suer d’emblée. Et d’ennui. Quel mauvais goût ! C’est du Coldplay progressif…

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Tout ça terminera en animation de supermarché, ils y retrouveront l’autre vendeur d’andouillettes qu’est devenu Bono. Feel To Follow est l’une des plus grandes punitions qui soit, on relativise donc la petite entreprise du père Chris Martin. Ayla, ça fait Nature & Découvertes, une chanson oubliée dès qu’on aura essayé le bâton de pluie. Forever I’ve Known, c’est insoutenable avec cette guitare hystérique bien insistante. Comme si The Edge, devenu totalement psychotique, répétait à l’infini le même riff sur une plage déserte de Port-de-Bouc. Épuisant. Le reste de l’album ? Ben il y a un morceau comme Pelican. C’est l’histoire de Coldplay, tout jouasse, qui va au zoo. Sur Went Away, la voix brisée d’émotion et le petit crescendo affectif nous laissent le temps de remarquer qu’il reste encore quatre chansons. Une seule envie nous vient alors : oublier tout ça. Ces gars, c’est une évidence, ils portent bien leur nom.
Lyonel Sasso
MAGIC RPM  #159

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