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“J'ai créé Odd
Future parce que je pense que nous sommes plus talentueux que les rappeurs de quarante
ans qui parlent de Gucci”, affirme Tyler, The Creator. Il a raison en ce qui le
concerne. En revanche, l'engouement général qui s'est emparé de la critique à
la sortie de Goblin (2011) nous a
paru franchement louche, et on peut être sûr que la plupart des journalistes en
question n'ont jamais réécouté ce disque glauque et (auto)destructeur. Dans cet
élan de mimétisme qui façonne les tendances, les mêmes vont-ils se sentir obligés
de défendre le premier album de The Internet, réalisé par deux membres du collectif
de Los Angeles ? Pas impossible, et d'avance révoltant. Loin d'être un détail,
le nom choisi par Matt Martian (production) et Syd Tha Kid (chant) apparaît
comme une injonction : connectez-vous, ou retournez à l'âge de pierre.
Si vous ne captez pas, c'est que vous êtes trop vieux – alors fermez vos gueules. On ne s'y résoudra pas. Car non seulement Purple Naked Ladies est un disque affreux, mais on n'y trouve pas le moindre indice de fraîcheur ou de nouveauté. Il s'agit au contraire de l'habituelle soupe R&B/nu soul lyophilisée, croulant sous les poncifs vocaux et les nappes de synthétiseurs hygiéniques, agrémentée ça et là de featurings de circonstance (dont les camarades Mike G et Left Brain). L'assurance provocatrice de certains titres (She Dgaf, C*nt, Cocaine, ce genre de conneries) est même le seul indice permettant de faire le lien avec l'esthétique de la terreur prônée par Odd Future. Comme disent les vieux, il y a des fessées qui se perdent.
Si vous ne captez pas, c'est que vous êtes trop vieux – alors fermez vos gueules. On ne s'y résoudra pas. Car non seulement Purple Naked Ladies est un disque affreux, mais on n'y trouve pas le moindre indice de fraîcheur ou de nouveauté. Il s'agit au contraire de l'habituelle soupe R&B/nu soul lyophilisée, croulant sous les poncifs vocaux et les nappes de synthétiseurs hygiéniques, agrémentée ça et là de featurings de circonstance (dont les camarades Mike G et Left Brain). L'assurance provocatrice de certains titres (She Dgaf, C*nt, Cocaine, ce genre de conneries) est même le seul indice permettant de faire le lien avec l'esthétique de la terreur prônée par Odd Future. Comme disent les vieux, il y a des fessées qui se perdent.
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