- Tous
- Chronique d'album
-
Interviews
A lire
- Tous
- Chronique d'album
- Interviews
Au fil des ans, Sean O'Hagan avait fini par perdre une bonne partie du capital sympathie qu'on avait initialement placé dans sa petite entreprise artisanale. À force, peut-être, de s'entendre répéter qu'il ne pouvait décemment pas consacrer sa vie entière à décliner les formules magiques autrefois inscrites par Brian Wilson dans le grimoire de Pet Sounds, il avait fini par se piquer d'électronique et de modernité, dépouillant ses chansons de leurs ornements initiaux pour un résultat de plus en plus décharné. Bonne nouvelle: O'Hagan en revient, cette fois, à des tonalités plus chatoyantes et signe ainsi son oeuvre la plus accomplie depuis Gideon Gaye, sorti il y a bientôt dix ans. Dans cet ensemble plus organique et moins crispé, cordes et cuivres résonnent comme au bon vieux temps, rehaussant savamment des chansons d'un classicisme enfin assumé. Alors, on pourra bien, une fois de plus, reprocher à The High Llamas de se contenter d'ériger un énième autel célébrant la gloire de The Beach Boys. On pourra même regretter que Sean renonce finalement à sortir du domaine étroit dont il a lui-même tracé les frontières. Mais nul ne pourra nier que c'est un domaine sur lequel il règne en maître.
Les 20 derniers articles ( Chronique d'album )
-
My Bloody Valentine EP's 1988-1991 / Isn't... chronique d'album
-
The Magnetic North Orkney: Symphony Of The... chronique d'album
-
Kevin Tihista's Red Terror On This Dark Street chronique d'album