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On l'aura compris, la pop est une affaire cyclique. Et qu'un groupe tel queThe Departure signe chez Parlophone après tout juste un an d'activité surprend à peine, tandis que triomphent The Killers et autres The Bravery. Comme s'il venait tout juste de découvrir les disques de Gary Numan ou Human League, le quintette de Northampton semble dévoué corps et âme à la new-wave post-punk, qu'il imite à la perfection. On tient même là une espèce d'Interpol anglais (même type de voix, même évocation flagrante des Chamaleons). Le single All Mapped Out aiguillait a priori sur un groupe intéressant, avec sa basse à la Duran Duran, ses guitares funky et bourrées de réverbération, sa batterie survoltée et sa morgue un peu forcée. De fait, sur Dirty Words, quelques titres flamboyants viennent sans mal renforcer ce début de crédibilité, de Lump In My Throat ou Changing Pilots. Pourtant, tout l'album est cuisiné à partir des mêmes recettes éprouvées, et à mi-parcours, l'impression tenace nous prend que The Departure,aussi carré et efficace soit-il, n'est qu'un clone de The Bravery, lancé à la va-vite pour profiter d'un segment du marché plutôt juteux ces derniers temps.