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Bestival Live 2011 de The Cure

chronique d'album
Les Anglo-Saxons ont une expression pour définir le genre de réaction que chacun pourrait avoir devant ce type d’objet : “Just what the world needs now”, à traduire volontairement par un trait d’inutilité moqueuse. Certes, ce n’est que le cinquième album live officiel de The Cure en plus de trois décennies d’activité, le dixième si l’on compte les nombreux concerts parus en DVD. Et l’on ne pourra pas accuser le groupe d’abuser de la dévotion de ses fans, ceux-ci l’ayant déjà probablement téléchargé en pirate depuis le lendemain du concert, puisque tous les profits iront à une œuvre caritative, The Isle Of Wight Youth Trust. Pour notre part, passé les souvenirs de l’adolescence (Orange en 1986, Wembley trois ans plus tard), les derniers concerts de l’institution n’ont fait que confirmer notre désamour.

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Éléphantesque aux Eurockéennes de Belfort en 1995, voire quasiment pachydermique dix ans plus tard à la Route du Rock, on sait qu’entre Robert Smith et nous l’étincelle ne reviendra plus, même si le groupe qui proposait récemment une relecture de ses trois premiers albums dans le cadre du mythique Royal Albert Hall semblait bien plus digne que lors des affligeantes messes précitées. Alors, que dire de ce concert soi-disant “triomphal” enregistré l’été dernier dans le cadre idyllique de l’île de Wight ? Pas grand-chose si on n’a pas vu le show de visu. Écouter une énième version désincarnée de Boys Don’t Cry, poussive de One Hundred Years, hors-propos de Play For Today, épuisante d’A Forest et faiblarde de Killing An Arab (rebaptisée, politiquement correct oblige, Killing Another) ne présente effectivement pas le moindre intérêt, sinon pour la bonne cause.
Etienne Greib
MAGIC RPM  #158

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