- Tous
- Chronique d'album
-
Interviews
A lire
- Tous
- Chronique d'album
- Interviews
Lorsque l'on a appris la nouvelle, on a d'abord cru à une plaisanterie de mauvais goût. Il faut dire que Peter Walsh ne nous avait pas habitués à une telle assiduité. L'homme, devenu LE mystère des années 80, avait pris la fâcheuse habitude d'apparaître pour mieux disparaître.
Sept années s'étaient écoulées entre son premier 45 tours et son premier album. Huit autres entre ce dernier et son successeur. Ces va-et-vient étaient d'autant plus frustrants pour l'auditeur que chacune de ces apparitions s'accompagnait d'une pierre précieuse, étonnante descendante d'une parfaite tradition pop sixties et inscrite dans une école australienne trop souvent oubliée.
The Evening Visits... And Stays For Years était une merveille intimiste avec l'une de ces chansons que l'on pense ne pouvoir composer qu'une seule fois dans une même vie : Mr Somewhere.
Lorsque Drift surgit du néant en 1993, Peter Walsh donnait l'impression d'avoir taillé ces diamants pendant ses années de silence et atteignait de nouvelles cimes – The Goodbye Train et When You Were Loved, constats désabusés d'échecs amoureux. Aujourd'hui, débarrassé de ses fardeaux passés, il semble bien décidé à rester parmi nous. A Life Full Of Farewell est un album d'auteur, de miniatures douce-amères, d'ambiances feutrées, d'arrangements soyeux. Peter Walsh nous y raconte des histoires personnelles mais ô combien universelles qui l'installent définitivement dans cette parfaite lignée aux côtés de Scott Walker et Michael Head, de Burt Bacharach et Kevin McKillop. Il est impressionnant de constater comment en deux, trois chansons, il remet en place de jeunes morveux qui aspirent à telle reconnaissance, comme, au hasard, Neil Hannon. Things You'll Keep et All The Time In The World et leurs trompettes somptueuses, You Became My Big Excuse et ses notes de guitare slide ou She Sings To Forget You, fantastique relecture au piano de The Goodbye Train en seraient les exemples les plus évidents. Sans oublier cette cerise sur le gâteau, un tirage limité accompagné des trois titres du tout premier single, The Return Of The Hypnotist, sorti voici dix-sept ans – peut-être que Walsh tente d'exorciser, une bonne fois pour toute, ses démons passés. Pourtant, comme avant, la première écoute de ce nouvel album commence par faire tendre l'oreille : une note de guitare acoustique, un arrangement chatoyant, un refrain limpide, une intro intrigante. Alors, on veut en savoir plus, on cherche à comprendre. Et ce disque finit par se confondre avec votre quotidien. A Life Full Of Farewellsest en ces termes le meilleur album des Apartments : si The Evening Visits…se jouait en huis-clos et Drift se dessinait en clair-obscur, cette nouvelle œuvre se joue en pleine lumière, comme si Peter Milton Walsh se sentait aujourd'hui assez fort pour se mettre définitivement à nu. Il en est d'autant plus touchant. Et passionnant.
Lorsque Drift surgit du néant en 1993, Peter Walsh donnait l'impression d'avoir taillé ces diamants pendant ses années de silence et atteignait de nouvelles cimes – The Goodbye Train et When You Were Loved, constats désabusés d'échecs amoureux. Aujourd'hui, débarrassé de ses fardeaux passés, il semble bien décidé à rester parmi nous. A Life Full Of Farewell est un album d'auteur, de miniatures douce-amères, d'ambiances feutrées, d'arrangements soyeux. Peter Walsh nous y raconte des histoires personnelles mais ô combien universelles qui l'installent définitivement dans cette parfaite lignée aux côtés de Scott Walker et Michael Head, de Burt Bacharach et Kevin McKillop. Il est impressionnant de constater comment en deux, trois chansons, il remet en place de jeunes morveux qui aspirent à telle reconnaissance, comme, au hasard, Neil Hannon. Things You'll Keep et All The Time In The World et leurs trompettes somptueuses, You Became My Big Excuse et ses notes de guitare slide ou She Sings To Forget You, fantastique relecture au piano de The Goodbye Train en seraient les exemples les plus évidents. Sans oublier cette cerise sur le gâteau, un tirage limité accompagné des trois titres du tout premier single, The Return Of The Hypnotist, sorti voici dix-sept ans – peut-être que Walsh tente d'exorciser, une bonne fois pour toute, ses démons passés. Pourtant, comme avant, la première écoute de ce nouvel album commence par faire tendre l'oreille : une note de guitare acoustique, un arrangement chatoyant, un refrain limpide, une intro intrigante. Alors, on veut en savoir plus, on cherche à comprendre. Et ce disque finit par se confondre avec votre quotidien. A Life Full Of Farewellsest en ces termes le meilleur album des Apartments : si The Evening Visits…se jouait en huis-clos et Drift se dessinait en clair-obscur, cette nouvelle œuvre se joue en pleine lumière, comme si Peter Milton Walsh se sentait aujourd'hui assez fort pour se mettre définitivement à nu. Il en est d'autant plus touchant. Et passionnant.
Les 20 derniers articles ( Chronique d'album )
-
My Bloody Valentine EP's 1988-1991 / Isn't... chronique d'album
-
The Magnetic North Orkney: Symphony Of The... chronique d'album
-
Kevin Tihista's Red Terror On This Dark Street chronique d'album