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Almost Cured Of Sadness de Stephen Jones

chronique d'album
Après avoir incubé pendant ses longues années d'avanie la production monomaniaque de cinq albums bricolés à la maison, puis connu l'éphémère éclosion commerciale avec You're Gorgeous (devenant pour un temps le Phénix des hôtes de ces bois), l'ex-oisillon Stephen Jones s'en revient du Mexique grandi, mûri et presque guéri de son mal-être. Profondément marqué par la désinvolture avec laquelle les autochtones dédramatisent la mort en l'accompagnant de rites du passage archifestifs, la "superstar en chambre" enregistre donc seul Almost Cured Of Sadness, célèbrant sa re-naissance après un long hiatus sabbatique. Sans pour autant avoir abandonné ses thèmes de prédilection : les amitiés trahies, Jésus, l'Amérique et les différents moyens de modifier son état de conscience. On sent bien qu'il a perdu en fiel ce qu'il a gagné en innocence, fil d'Ariane qui relie toutes ces ballades au groove "herbalisant" et chantées le plus souvent en falsetto, comme si Al Green s'était joint à Röyksopp ou Boards Of Canada en vue de pop titubante... Almost Cured Of Sadness est juste un chouïa trop volumineux pour son propre bien, alors qu'un peu plus resserré il aurait alors été tout à fait, hum, Gorgeous ?
Marc Gourdon
MAGIC RPM  #69
article extrait de :
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