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All My Friends Have To Go de Some Water And Sun

chronique d'album
Il y a tout juste un an paraissait le premier Lp de Slicker - peu doivent s'en souvenir, et pour cause, ce n'était pas un disque inoubliable-, produit par John Hughes, dont le nom réveillera sûrement les cinéphiles pop moderne puisqu'il s'agit du fils du réalisateur des teen-movies américains 80's Breakfast Club ou Ferris Bueller. À nouveau signé sur son propre label Hefty, maison chicagoane qui avait déjà produit quelques artistes aussi atypiques et intéressants que le teigneux electro punk T.Raumschmiere, Savath & Savalas et son laptop ambient ou le hip hop déglingué de Telefon Tel Aviv, Hughes s'associe au japonais Shin Tasaki pour ce disque inaugural de Some Water And Sun, un peu plus abouti que son précédent projet. Toujours dans le créneau d'un mélange lo-fi laptop electronica hip hop à la manière d'un duel qui opposerait Herbert et Prefuse 73, All My Friends Have To Go s'émancipe de ses influences en jouant la carte vocale: chantées ou parlées, les voix finissent par s'imposer comme l'élément intéressant d'un disque dont la légèreté des compositions s'étoffe au fil des écoutes, malgré le tempérament un peu trop sucré ou naïf de certains titres. Si le duo déploie une créativité plutôt inspirée pour imaginer cet univers de sympathique fourre-tout bordélique, l'ensemble ne parvient pas réellement à convaincre, et les quelques moments de plaisir (See You Next Spring, l'avant-dernier morceau, agit comme un déclencheur qui donne envie de réécouter tout l'album) laissent trop souvent place à l'ennui sur ce disque inégal.
THOMAS SCHWOERER
MAGIC RPM  #92
article extrait de :
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