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Depuis ses débuts, on associe souvent Sodastream à dessous-Belle & Sebastian. C'est injuste. Car si les similitudes entre les deux groupes sont frappantes (même timbre de voix, même fragilité apparente de chansons à dominante acoustique), le duo a su imposer en deux Lp's et trois Ep's une vraie personnalité et un son caractéristique. Dépouillée et austère, cette musique s'organise essentiellement autour d'une contrebasse et d'une guitare piano, trompette et cordes jouant parfois les assouplissants. Mais après un superbe maxi en 1998 (Practical Footwear), Sodastream a eu du mal à tenir la longueur sur deux albums hautementestimables, mais un peu monotones et cafardeux. A Minor Revival vient aujourd'hui changer la donne d'une manière éblouissante. Les Australiens y laissent enfin entrer du soleil et un peu d'air. Rien n'a changé dans l'instrumentation, toujours rêche et minimaliste, mais l'écriture de Karl Smith et Pete Cohen s'est considérablement décrispée, sans perdre de son mystère ou ni sa profondeur: Out ou Brass Lines sont de pures merveilles, mélodies généreuses servies par une production qui tire le meilleur d'un parti pris acoustique fort. À cet égard, Chorus Line et l'imposant Constant Ships font penser au magnifique travail de Venus sur le même terrain. Ravissement supplémentaire, le duo ose désormais accélérer le rythme et livre avec Blinky, Undone et Nervous trois pop songs belles et entraînantes. Un renouveau pas si mineur que ça pour Sodastream, qui sort ainsi un disque limpide et enthousiasmant.
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