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Le shopping à terminer, les
cadeaux à emballer, le sapin à décorer et la dinde à fourrer : la
bousculade des rituels consuméristes de fin d’année engendre suffisamment de
stress sans qu’il y ait encore besoin d’en rajouter une dose sous forme de
pollution sonore. Et, sur le papier, c’est peu dire que l’annonce de cet
improbable accouplement artistique entre le chanteur d’Editors et le batteur de
Razorlight à seule fin de donner naissance à un album de Noël suscitait
davantage d’appréhension que d’impatience. Et pourtant, force est de constater
que le résultat de leurs étreintes musicales, forcément anxiogènes au vu de
leurs passés respectifs pour le moins chargés, constitue finalement une
surprise plutôt heureuse.
En lieu et place de l’abomination gothico-pompière attendue, on découvre en effet une jolie série de compositions originales et de reprises décalées (Wonderful Life de Black ou Only You de Yazoo judicieusement dépouillés de leurs oripeaux synthétiques d’origine) aux tonalités étonnamment modestes. Pour l’occasion, Tom Smith et Andy Burrows ont troqué leurs frusques de corbeaux ampoulés pour endosser une panoplie immaculée d’angelots gracieux. Et même si l’ensemble manque encore un peu de consistance, dans les meilleurs moments (When The Thames Froze, The Christmas Song en duo avec Agnes Obel), le duo parvient, petit à petit, à se rapprocher de la pureté néo-classique de Words For The Dying (1989) de John Cale. Pas tout à fait un miracle de Noël, mais presque.
En lieu et place de l’abomination gothico-pompière attendue, on découvre en effet une jolie série de compositions originales et de reprises décalées (Wonderful Life de Black ou Only You de Yazoo judicieusement dépouillés de leurs oripeaux synthétiques d’origine) aux tonalités étonnamment modestes. Pour l’occasion, Tom Smith et Andy Burrows ont troqué leurs frusques de corbeaux ampoulés pour endosser une panoplie immaculée d’angelots gracieux. Et même si l’ensemble manque encore un peu de consistance, dans les meilleurs moments (When The Thames Froze, The Christmas Song en duo avec Agnes Obel), le duo parvient, petit à petit, à se rapprocher de la pureté néo-classique de Words For The Dying (1989) de John Cale. Pas tout à fait un miracle de Noël, mais presque.
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