En kiosque actuellement Commander

A lire

Deux ans déjà  nous séparent de la sortie de Zoomer, le dernier album en date de Schneider TM, entièrement dévolu à  la mise en place de douces nappes électroniques sur lesquelles musarder, le temps de la belle saison, mais que l'on saurait retrouver, l'année suivante, comme un ami aussi sûr que le canot pneumatique ou la crème à  bronzer. Car Dirk Dresselhaus, retranché, entre deux siestes, derrière le patronyme de Schneider TM, est définitivement l'homme de l'été. Le plus méridional des musiciens électroniques allemands avait déjà  laissé passer quatre ans entre son premier Lp et Zoomer(ce à  quoi il répondait par un "You know, I enjoy life" dans un anglais très germanophone). Une période à  peine interrompue par un Ep et une cover vocodorisée du There Is A Light That Never Goes Outdes Smiths, pour laquelle il reste encore majoritairement reconnu. Ce récidiviste de la farniente connaît son affaire, puisqu'en guise de carte postale estivale en lieu et place d'un nouvel enregistrement, il a regroupé les remixes dont il s'est fendu récemment pour le compte de compatriotes comme Rechenzentrum (Ephe Kicks In, Feel Like Kevin, dont il moque avec bonheur l'électronique abrupte), mais aussi pour The Faint, Ruby, Boss Hog, Pulseprogramming et même Lambchop. Schneider TM partage, quoique de manière plus amusé, un même art de la douceur avec le groupe de Kurt Wagner, pour une relecture de l'émouvant The New Cobweb Summer, sommet de l'album Is A Woman (2002). Au final, une cohérence dans la nonchalance habite cette belle collection, faisant même de l'ensemble un album à  part entière. La sieste a encore payé.
Julien Welter
MAGIC RPM  #82
article extrait de :
MAGIC RPM #82 Commander ce numéro

Les 20 derniers articles ( Chronique d'album )