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La petite histoire n'est pas banale : Santa Cruz a été formé il y a un an à la suite de séances d'improvisations collectives et non préméditées en studio. Un joyeux bordel d'où sont issus les quinze titres maîtrisés de Welcome To The Red Barn. Le collectif initié par Bruno Green est français, mais il chante en anglais, car c'est de l'Amérique profonde qu'il tire son nom et ses influences. Celles-ci sont d'ailleurs plutôt irréprochables, de Lambchop à Will Oldham. Autant dire que le disque fleure bon les grandes plaines et les motels miteux, avec tout le lyrisme d'un cow-boy dépressif, américain d'adoption. On ne peut que rester ébahi par la façon dont ces cousins d'Amor Belhom Duo se coulent à la fois dans la lettre et l'esprit d'une country folk un peu lo-fi, jusque dans les intonations vocales tremblotantes. Il est question d'émotions corrompues et de boissons frelatées, de politique et de nostalgie. Santa Cruz ne remporte pas le grand prix de l'innovation avec ce premier album qui ne fait que se fondre dans un style. Mais il le fait d'une manière réellement convaincante, envoûtante, donnant à ces mélodies minimales un fort pouvoir d'évocation cinématographique.
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