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Le plus étonnant est que ce duo anglais au nom évocateur ne fasse paraître son premier vrai album qu'aujourd'hui. Intimement associés à Mo'Wax, Paul Mogg et Pablo Clements n'avaient sorti qu'un maxi (le cuivré et saccadé Hot Blood qu'on retrouve ici) et réalisé la compilation mixée Time Machine qui faisait, en 1999, le meilleur bilan du label. Premier album, donc, sur la structure de Dj Hell, et on ne regrette pas trop qu'ils aient pris leur temps. Dj's aux grandes oreilles et aux influences balayant hip hop, folk, pop, electro oldschool et soul, les deux hommes savent accommoder de bons ingrédients de base de plaisante et parfois inédite manière. Forcément, des voix bien choisies sont invitées, elles appartiennent toutes à des amis, y compris le chanteur folk écossais James Yorkston qui a apporté sa guitare en bois pour illuminer Hips For Scotland ou l'ex-Bananarama Siobhan Fahey sur Fear Is Real, qui évoque les purs morceaux au séquenceur des années 80 naissantes. D'ailleurs, l'éclectisme de l'ensemble peut dérouter : Circles en funk digital paresseux et planant qui décolle irrésistiblement, Life's Sweet Charger en ballade brumeuse interprétée par Chancer, l'instrumental Empty Love marqué par Kraftwerk et le hip hop, la guitare surf de Distance Between Dreams, le crooning "depechemodien" de Jason Rowe sur World Keeps Turning et un Take Control très björkien par Sam Lynham. Où est le lien ? Peut-être dans l'atmosphère un rien ouateuse et quelques options spatiales. Air, dites-vous? Pas pour l'ambiance, mais pour l'esprit.
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