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Se souvenir des choses à venir… Commençons déjà par le passé. Fin
2010, Jesse Kivel nous confiait en interview : “Princeton
est un peu comme un miroir reflétant la manière dont on grandit
tous. C’est
une entité en constante évolution”.
Des mots qui tombent sous le sens aujourd’hui, au regard de la mue
accomplie par ce quatuor californien, formé sur les bancs d’un
lycée londonien par les frères jumeaux Jesse et Matt Kivel, leur
ami d’enfance Ben Usen et le batteur David Kitz. Ces quatre garçons
pleins d’avenir nous avaient laissés en plan en 2009, au moment de
la sortie de Cocoon
Of Love,
sympathique premier essai à caser entre Jens Lekman et Vampire Weekend. Entre-temps, le leader Jesse Kivel s’est éclipsé avec sa
petite amie Zinzi Edmundson pour fonder le projet Kisses et signer un
petit bijou de synth-pop (The
Heart Of The Nightlife,
2010). Annoncé il y a un peu plus d’un an et successeur attendu de
l’excellent Cocoon
Of Love
(2009), le deuxième album de Princeton avait donc de quoi faire
languir.
Comme le laissait suggérer le single To The Alps, c’est le Bermuda encore mouillé par l’eau de mer et les chaussures pleines de sable que Jesse est entré en studio avec sa formation d’origine, lui apportant une nouvelle touche dance pop. Mais là où The Heart Of The Nightlife faisait la part belle aux synthés, Remembrance Of Things To Come est entièrement voué aux rythmiques orchestrales, pensées par Matt Kivel. Dès le morceau éponyme introductif, c’est une orgie d’arrangements de cordes, de marimbas et de vibraphone sur laquelle la voix de crooner de Jesse Kivel vient se poser délicatement. Exit les mignardises twee-pop. Les chansons de Princeton ont mué et se sont dangereusement complexifiées, invoquant abondamment le minimalisme de Steve Reich. Une nouvelle exigence esthétique à double tranchant. Dans leurs meilleurs moments (Florida, Grand Rapids, To The Alps), les Californiens parviennent à décoincer du cul leur pop savante et réitérer l’enchantement de Kisses. Mais pour le reste, l’entité Princeton donne l’impression qu’elle ne sait pas trop où elle va, prise entre les considérations de chacun de ses membres. Espérons que le souvenir des choses essentielles leur revienne.
Comme le laissait suggérer le single To The Alps, c’est le Bermuda encore mouillé par l’eau de mer et les chaussures pleines de sable que Jesse est entré en studio avec sa formation d’origine, lui apportant une nouvelle touche dance pop. Mais là où The Heart Of The Nightlife faisait la part belle aux synthés, Remembrance Of Things To Come est entièrement voué aux rythmiques orchestrales, pensées par Matt Kivel. Dès le morceau éponyme introductif, c’est une orgie d’arrangements de cordes, de marimbas et de vibraphone sur laquelle la voix de crooner de Jesse Kivel vient se poser délicatement. Exit les mignardises twee-pop. Les chansons de Princeton ont mué et se sont dangereusement complexifiées, invoquant abondamment le minimalisme de Steve Reich. Une nouvelle exigence esthétique à double tranchant. Dans leurs meilleurs moments (Florida, Grand Rapids, To The Alps), les Californiens parviennent à décoincer du cul leur pop savante et réitérer l’enchantement de Kisses. Mais pour le reste, l’entité Princeton donne l’impression qu’elle ne sait pas trop où elle va, prise entre les considérations de chacun de ses membres. Espérons que le souvenir des choses essentielles leur revienne.
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