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Happy End Of The World de Pizzicato Five

chronique d'album
Les prédilections de Nostradamus ont laissé entrevoir une fin du monde apocalyptique : les éléments vont se déchaîner, les virus se propager sur la terre. Mais le sémillant duo japonais Pizzicato 5 ne voit pas les choses de cette manière. Si le feu se manifeste, c'est par la chaleur de sa danse synthétique et les seuls maux qui auront raison de nous seront de sévères ampoules aux pieds. Et si ça "pète", ce sera au son des bouteilles de champagne. L'hymne de ce jour historique - mais qui sera encore là pour témoigner ? - pourrait être le brillant It's A Beautiful Day ou bien Collision And Improvisation, deux rafraîchissantes pop-songs aux accents Saint Etienne et aux oeillades de la belle Twiggy. La voix de Maki et les programmations de Yasuharu nous entraînent vers un nouveau testament. Après L'euro-pop, on priera pour le "Sunny Levant" avec les Pet Shop Boys pour fils et Burt Bacharach pour Saint Esprit. On entre dans cet album comme on entre en procession. On s'agenouille devant les mêmes icônes, The Fifth Dimension, Esquivel, Katerine... L'easy listening n'est plus un effet de mode : il est devenu avec Pizzicato 5 un poumon, un organe vital. Le moog et les batteries chaloupées de Mon Amour Tokyo vibrent dans nos artères. La reprise du Contact de Brigitte Bardot redore l'image de notre star des 60's et les coquines séances du Porno 3003 feront assurément plus d'adeptes que les messes célébrées en latin. Avec Pizzicato 5, on entre au paradis par les portes du Casino Royale.
Jean-Noël Dastugue
MAGIC RPM  #16
article extrait de :
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