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Si vous avez écouté en boucle l'inusable dernier album de Hot Chip pendant les vacances, ne soyez pas tristes. L'été continue avec Peter, Bjorn And John. Dans un registre moins aventureux que les Anglais précités, le trio suédois atteint sa maturité sur ce troisième Lp (mais le premier à être dignement distribué dans l'Hexagone). La musique de Peter et ses compagnons a grandi au contact de la plus limpide pop américaine, tant il se dégage de leurs compositions une sensation rafraîchissante d'air pur et de grand espace. Après une introduction rythmée, la chanson de l'année surgit en toute simplicité, en provenance d'une île déserte où un poste à galène jouerait sans discontinuer Everybody's Talkin' de Fred Neil. Le single Young Folks traite des premiers émois d'une rencontre amoureuse, en une alchimie subtile de bongos et de maracas. Au détour du refrain sifflé, la mélodie de ce duo avec l'ex-chanteuse des Concretes, Victoria Bergsman, se révèle un remède à la neurasthénie et un hymne à faire partager à ses proches. Ce morceau en état de grâce ne doit cependant pas masquer le reste de ce Writer's Block magique. Bjorn chante à la place de John sur Amsterdam, bourdonnant comme un inédit des Magnetic Fields. La mandoline de Paris 2004 laisse augurer de l'union mélancolique entre R.E.M. et The Spinto Band. Ailleurs, le groupe de Stockholm vient explorer le territoire de Death Cab For Cutie avec inspiration. L'ensemble, résolument universel et hors du temps, constitue un disque qu'on souhaiterait conserver en secret. Mais un secret que l'on aimerait bien chuchoter à la terre entière.
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