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Guitariste des valeureux The High Llamas et compagnon de route du légendaire Lee Hazlewood sur la triomphale dernière tournée de l'homme à la voix divinement profonde, Pete Aves compose également en solitaire. Ainsi, après avoir rendu un émouvant hommage à ses pairs (Brian Wilson, Ray Davies et Chris Difford des vibrants Squeeze squattant les plus hautes marches du podium) sur son premier essai longue distance Fidelity, Aves poursuit son travail d'écriture élégante et de composition raffinée. La voix se fait caresse, le Fender Rhodes se love, la rythmique ensorcelle. En fermant les yeux, on jurerait assister à une session d'enregistrement d'un album des Garçons de la Plage, circa 1967. Multi-instrumentiste de génie, il peint un sublime camaïeu mélodique. Chaque titre passe par toutes les nuances du bleu. La palette se patine en bleu roi (et la note bleue jazzy au saxo) sur Bebop Hat, bleu océan pour La Chanson De La Mer Du Nord en s'arrêtant sur le bleu tendre de About A Girl ou The Love Spell et le grand bleu de Film Français. Délicatement zen et reposants, les morceaux ne finissent jamais en eaux de Buddha. Et si, depuis toutes ces années, on s'était trompé sur le compte des High Llamas ? Et si Sean O'Hogan n'avait pas le monopole des exégèses wilsoniennes ? Et s'il se faisait doubler plus souvent qu'à son tour par Pete Aves ? De fait, ce dernier mérite amplement une (By)standing... ovation.
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